Le fat bike comme planche de salut

Stations de ski
Maxime Bilodeau - 12/03/2018
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Il est assez rare de frôler les 60 km/h en fat bike, une monture dont les pneus larges et mous permettent une adhérence quasi certaine à la neige. Pourtant, c’est l’expérience qu’une poignée de téméraires ont vécue dans le cadre de la première édition du Fat Rendez-vous, qui s’est déroulée le 18 février dernier sur les pentes du Massif de Charlevoix. Au menu : une descente de la montagne de 806 m au guidon d’un vélo à pneus surdimensionnés par sa piste de luge de 7,5 km. Sensations fortes garanties !

Organisée par les Grands Rendez-Vous Cyclistes de Charlevoix, à qui on doit la tenue d’une ribambelle d’épreuves au pays de Menaud, la manifestation sportive comprenait également une course de type cross-country à travers la montagne, un slalom en format duel ainsi qu’une randonnée contemplative au sommet de la montagne à Liguori. En tout, une soixantaine de fatteux se sont présentés au Massif de Charlevoix afin de prendre part à l’un ou l’autre des deux forfaits d’activités proposés.

Un succès sur toute la ligne, constate Katherine Laflamme, chef du service des communications au Massif de Charlevoix, qui confirme du même souffle que l’événement sera de retour en 2018 « en version améliorée ». « Nous avons un terrain de jeu idéal pour le fat bike. Le Fat Rendez-vous est un banc d’essai incomparable, vu que nous réfléchissons à l’éventualité d’offrir l’activité sur une base régulière », explique-t-elle. D’ailleurs, lors de la première édition, la clientèle était justement invitée à troquer ses skis pour des vélos de location, le temps d’un essai. « Le VPS amène un nécessaire vent de renouveau. »

Essentielle diversification
Le temps doux embête les stations de ski, Des conditions de glisse imparfaites, Temps printanier ce week-end pour les skieurs… Ces morceaux choisis de manchettes québécoises récentes démontrent une chose : c’est dorénavant dame Nature qui fait la loi sur les pentes de ski alpin. « Les changements climatiques sont un réel enjeu pour les 75 stations de ski de la province. D’une saison à l’autre, leurs propriétaires ne savent jamais à quoi ressembleront les conditions météorologiques », déplore Josée Cusson, directrice des communications et du marketing de l’Association des stations de ski du Québec.

En ce moment, les conséquences de cette incertitude climatique sont somme toute modérées. Lors de la saison 2016-2017 par exemple, 6 millions de jours-ski ont été enregistrés au Québec. C’est considérablement plus que les 5,2 millions de 2015-2016, où la météo capricieuse a retardé l’ouverture de la plupart des stations et forcé une fin hâtive des opérations au printemps. Mais c’est bien loin des 6,4 millions de la saison 2006-2007. « Si elles veulent attirer une nouvelle clientèle et continuer à prospérer, les montagnes n’ont plus le choix : elles doivent se transformer en un vaste terrain de jeu, affirme Josée Cusson. Le maître mot est désormais le plaisir. »

Pour ce faire, plusieurs misent sur des activités connexes au ski alpin, comme le ski de fond, la luge alpine ou le ski de montagne. Bien que moins nombreuses – on en compte tout au plus une dizaine au Québec (voir encadré à gauche) –, certaines jettent néanmoins leur dévolu sur le fat bike, une activité qui nécessite peu d’habiletés techniques, plaît aux petits comme aux grands et, surtout, se pratique n’importe quand, peu importe les aléas météorologiques. « Ce sont souvent les montagnes qui offrent du vélo de montagne durant la saison estivale qui ont tendance à mettre le fat bike de l’avant », fait d’ailleurs remarquer Katherine Laflamme, du Massif de Charlevoix. 


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