Coupe du monde – Mont Sainte-Anne (vélo de montagne)
par Jacques Sennéchael - 26/07/2009
Outre sa médaille de gagnante de la Coupe du monde du Mont-Sainte-Anne, Catharine Pendrel ramènera chez elle une ecchymose au menton. Cette légère blessure est le fruit de sa chute lors du 2e passage dans la descente qu’on pourrait désormais appeler « Les éboulements ». Cette pente abrupte couverte de pierres rendues glissantes par la pluie est le reflet de cette édition de la Coupe du monde au Mont-Sainte-Anne. Les pluies diluviennes des derniers jours, plus celles des semaines précédentes, sans oublier celles du jour, ont mis à nu les racines et les pierres du parcours. Déjà qu’il était pas mal technique, il s’est donc retrouvé dans la catégorie des très technique qui ne pardonne pas la moindre erreur.
Ces conditions très spéciales ont parfaitement fait l’affaire de Catharine Pendrel. Après un premier tour plutôt conservateur ou elle a laissé quelques coureuses dont Marie-Hélène Prémont et Irina Kalentieva devant, sans laisser ces dernières prendre trop d’écart dans les parties techniques. Elle a pris la direction des opérations dès le premier tour pour lentement grignoter quelques secondes sur ses poursuivantes. Dans la 2e descente du passage des Éboulements (voir 1er paragraphe), elle a eu un avertissement sous la forme d’une chute : il va falloir rouler en douceur pour se rendre sans encombre jusqu’à la ligne d’arrivée.
Derrière, sa coéquipière de l’équipe Luna Katerina Nash, Irina Kalentieva et quelques autres se font légèrement distancées. Marie-Hélène Prémont n’est plus en tête de course. Elle a fait un premier arrêt technique au feed zone. Il semblerait que sa fourche avant soit restée en position bloquée. Un dispositif permet au pilote de bloquer leur fourche dans certains passages plus roulants, mais il faut pouvoir la débloquer dans le technique. Jérôme Sanfaçon, son mécano, nous a confirmé ce problème mécanique pendant la course même si ni lui ni la coureuse n’ont confirmé la chose après l’épreuve. Si cette question mécanique s’avère confirmée, il est certain que la coureuse de Château-Richer a été sérieusement ralentie sur une bonne partie du parcours. Comble de malchance, elle devra faire un 2e arrêt au feed zone. Pendant le 1er tour, son pneu a déjanté perdant une bonne partie de son air. Sa roue arrière devra donc être changée. « Je me suis retrouvée avec un pneu humide qui collait beaucoup et je n’étais pas habituée » nous-a-t-elle confirmé après course.
Pendant ce temps, Catharine Pendrel prend ses aises à l’avant. Elle pilote de plus en plus en douceur et se permet même de prendre le « chicken pass » dans le passage des Éboulements. Il est certes plus lent mais moins risqué. Confortablement installée à l’avant de la course, elle va conforter son avance à chaque tour pour prendre 1 min 30 sec à Irina Kalentieva et 1 min 49 à sa coéquipière de Luna Katerina Nash. Marie-Hélène Prémont n’arrivera jamais à combler son retard et parlera même de souffrir de « blocage respiratoire » au moment ou elle tentera de rattraper la tête de la course.
Au classement général de la Coupe du monde, Margarita Fullana garde sa 1e place suivie par Elisabeth Osl, Irina Kalentieva et Catharine Pendrel. Marie-Hélène se classe en 5e position. Sans vouloir faire de prévision hâtive, il se pourrait bien qu’on ait une canadienne championne du monde l’année prochaine au Mont-Sainte-Anne, elle se nommerait Catharine Pendrel.
Les Lunas au zénith
par Jacques Sennéchael - 26/07/2009
Outre sa médaille de gagnante de la Coupe du monde du Mont-Sainte-Anne, Catharine Pendrel ramènera chez elle une ecchymose au menton. Cette légère blessure est le fruit de sa chute lors du 2e passage dans la descente qu’on pourrait désormais appeler « Les éboulements ». Cette pente abrupte couverte de pierres rendues glissantes par la pluie est le reflet de cette édition de la Coupe du monde au Mont-Sainte-Anne. Les pluies diluviennes des derniers jours, plus celles des semaines précédentes, sans oublier celles du jour, ont mis à nu les racines et les pierres du parcours. Déjà qu’il était pas mal technique, il s’est donc retrouvé dans la catégorie des très technique qui ne pardonne pas la moindre erreur.
Ces conditions très spéciales ont parfaitement fait l’affaire de Catharine Pendrel. Après un premier tour plutôt conservateur ou elle a laissé quelques coureuses dont Marie-Hélène Prémont et Irina Kalentieva devant, sans laisser ces dernières prendre trop d’écart dans les parties techniques. Elle a pris la direction des opérations dès le premier tour pour lentement grignoter quelques secondes sur ses poursuivantes. Dans la 2e descente du passage des Éboulements (voir 1er paragraphe), elle a eu un avertissement sous la forme d’une chute : il va falloir rouler en douceur pour se rendre sans encombre jusqu’à la ligne d’arrivée.
Derrière, sa coéquipière de l’équipe Luna Katerina Nash, Irina Kalentieva et quelques autres se font légèrement distancées. Marie-Hélène Prémont n’est plus en tête de course. Elle a fait un premier arrêt technique au feed zone. Il semblerait que sa fourche avant soit restée en position bloquée. Un dispositif permet au pilote de bloquer leur fourche dans certains passages plus roulants, mais il faut pouvoir la débloquer dans le technique. Jérôme Sanfaçon, son mécano, nous a confirmé ce problème mécanique pendant la course même si ni lui ni la coureuse n’ont confirmé la chose après l’épreuve. Si cette question mécanique s’avère confirmée, il est certain que la coureuse de Château-Richer a été sérieusement ralentie sur une bonne partie du parcours. Comble de malchance, elle devra faire un 2e arrêt au feed zone. Pendant le 1er tour, son pneu a déjanté perdant une bonne partie de son air. Sa roue arrière devra donc être changée. « Je me suis retrouvée avec un pneu humide qui collait beaucoup et je n’étais pas habituée » nous-a-t-elle confirmé après course.
Pendant ce temps, Catharine Pendrel prend ses aises à l’avant. Elle pilote de plus en plus en douceur et se permet même de prendre le « chicken pass » dans le passage des Éboulements. Il est certes plus lent mais moins risqué. Confortablement installée à l’avant de la course, elle va conforter son avance à chaque tour pour prendre 1 min 30 sec à Irina Kalentieva et 1 min 49 à sa coéquipière de Luna Katerina Nash. Marie-Hélène Prémont n’arrivera jamais à combler son retard et parlera même de souffrir de « blocage respiratoire » au moment ou elle tentera de rattraper la tête de la course.
Au classement général de la Coupe du monde, Margarita Fullana garde sa 1e place suivie par Elisabeth Osl, Irina Kalentieva et Catharine Pendrel. Marie-Hélène se classe en 5e position. Sans vouloir faire de prévision hâtive, il se pourrait bien qu’on ait une canadienne championne du monde l’année prochaine au Mont-Sainte-Anne, elle se nommerait Catharine Pendrel.
Coupe du monde – Mont Sainte-Anne (vélo de montagne) • Jacques Sennéchael


