Coupe du monde – Mont Sainte-Anne (vélo de montagne)
par Jacques Sennéchael - 25/07/2009
« Glissant, plein de pièges et fatiguant », c’est par ce bref résumé qu’Émmeline Ragot a résumé le parcours de descente du jour. Il faut dire que les organisateurs ont dû faire des prouesses pour préserver tant bien que mal les 3,2 km du parcours de l’assaut des pluies diluviennes. Hier déjà lors des épreuves de qualification, les coureurs n’avaient pas à se poser la question des pneus à choisir : des pneus humides sans l’ombre d’un doute. Des pneus pouvant s’accrocher à la moindre aspérité et capable d’évacuer les surplus de boue accumuler entre les crampons.
À ce jeu, c’est la fluidité du pilotage qui est le plus efficace. L’australien Samuel Hill nous a d’ailleurs fait toute une démonstration. Sur le grand écran qui diffusait les grandes lignes du parcours au bas de la pente - une nouveauté pour la descente - on a pu le voir choisir les trajectoires idéales et passer les secteurs techniques tout en rebonds sans à peine ralentir. Il faut dire qu’il tutoie chaque racine et tous les cailloux du Mont-Sainte-Anne. Depuis quelques semaines au Québec, il a pu expérimenter en long et large les sentiers d’ici et ceux de Bromont. Fidèle à sa façon de faire, il a poussé à l’extrême sur l’ensemble du parcours pour être le plus rapide. Cela donne un peu plus de trois secondes d’avance sur Steve Peat qui entendait engranger tranquillement une autre victoire avant de mettre fin à sa carrière. Assis sur le trône du meilleur temps, on a vu son visage petit à petit se décomposer à l’annonce des premiers temps intermédiaires de Sam Hill. L’Américain Aaron Gwin a été bon 3e à presque cinq secondes de Hill. Le premier canadien est Steve Smith qui réalise une belle 7e place.
Chez les filles, on a assisté à un festival des coureuses françaises qui sont quatre à se classer dans les cinq premières places. Il faut dire qu’une trentaine de bonnes coureuses françaises transforment le moindre championnat de France en copie de la Coupe du monde. Plutôt motivant pour apprendre à jouer dans la cour des grands !
Émmeline Ragot a tout fait pour conserver sa 2e place au classement de la Coupe du monde. Elle a cependant été trop conservatrice dans la 2e partie du parcours ou elle a chuté hier lors des qualifications. Sa vitesse trop lente lui a même fait faire quelques erreurs.
Sabrina Jonnier a prouvé une fois de plus qu’elle était la meilleure sur des parcours exigeants. C’est dans les parties techniques dans le bois qu’elle a grappillé le plus de secondes. Elle pensait même faire un meilleur temps en espérant descendre en 5 min 10 sec.
Que ce soit Sam Hill ou Sabrina Jonnier, en voilà deux qu’il faudra surveiller lors de Championnats du monde 2010. Ils ont repéré de bien belle façon le parcours.

Peat dépité et Jonnier aux anges
par Jacques Sennéchael - 25/07/2009
« Glissant, plein de pièges et fatiguant », c’est par ce bref résumé qu’Émmeline Ragot a résumé le parcours de descente du jour. Il faut dire que les organisateurs ont dû faire des prouesses pour préserver tant bien que mal les 3,2 km du parcours de l’assaut des pluies diluviennes. Hier déjà lors des épreuves de qualification, les coureurs n’avaient pas à se poser la question des pneus à choisir : des pneus humides sans l’ombre d’un doute. Des pneus pouvant s’accrocher à la moindre aspérité et capable d’évacuer les surplus de boue accumuler entre les crampons.
À ce jeu, c’est la fluidité du pilotage qui est le plus efficace. L’australien Samuel Hill nous a d’ailleurs fait toute une démonstration. Sur le grand écran qui diffusait les grandes lignes du parcours au bas de la pente - une nouveauté pour la descente - on a pu le voir choisir les trajectoires idéales et passer les secteurs techniques tout en rebonds sans à peine ralentir. Il faut dire qu’il tutoie chaque racine et tous les cailloux du Mont-Sainte-Anne. Depuis quelques semaines au Québec, il a pu expérimenter en long et large les sentiers d’ici et ceux de Bromont. Fidèle à sa façon de faire, il a poussé à l’extrême sur l’ensemble du parcours pour être le plus rapide. Cela donne un peu plus de trois secondes d’avance sur Steve Peat qui entendait engranger tranquillement une autre victoire avant de mettre fin à sa carrière. Assis sur le trône du meilleur temps, on a vu son visage petit à petit se décomposer à l’annonce des premiers temps intermédiaires de Sam Hill. L’Américain Aaron Gwin a été bon 3e à presque cinq secondes de Hill. Le premier canadien est Steve Smith qui réalise une belle 7e place.
Chez les filles, on a assisté à un festival des coureuses françaises qui sont quatre à se classer dans les cinq premières places. Il faut dire qu’une trentaine de bonnes coureuses françaises transforment le moindre championnat de France en copie de la Coupe du monde. Plutôt motivant pour apprendre à jouer dans la cour des grands !
Émmeline Ragot a tout fait pour conserver sa 2e place au classement de la Coupe du monde. Elle a cependant été trop conservatrice dans la 2e partie du parcours ou elle a chuté hier lors des qualifications. Sa vitesse trop lente lui a même fait faire quelques erreurs.
Sabrina Jonnier a prouvé une fois de plus qu’elle était la meilleure sur des parcours exigeants. C’est dans les parties techniques dans le bois qu’elle a grappillé le plus de secondes. Elle pensait même faire un meilleur temps en espérant descendre en 5 min 10 sec.
Que ce soit Sam Hill ou Sabrina Jonnier, en voilà deux qu’il faudra surveiller lors de Championnats du monde 2010. Ils ont repéré de bien belle façon le parcours.
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