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Qu'est-ce qu'un volcan?
Une ballade sur le cercle de feu de Pacifique
Un volcan est à
la fois le point de contact sur la croûte terrestre où
surgit à la surface le magma, cette «soupe» de
minéraux en fusion qui compose la plus grande partie de l'intérieur
de notre planète, et le résultat des dépôts
de ce matériel désormais solidifié et appelé
lave, prenant souvent la forme d'une montagne, un cône. On
retrouve les volcans à la frontière de plaques
tectoniques divergentes (rifts et dorsales médio-océaniques),
convergentes (subduction)
et là où une source de chaleur particulièrement
intense et fixe du manteau perfore la croûte (les fameux «points
chauds»). Dépendamment de la composition chimique du
magma et forces souterraines en présence, on obtient des
volcans de divers types dotés de comportements distincts: volcans-boucliers,
cônes
de scories, dômes de lave ou cumulo-volcans et strato-volcans.
Étude des volcans et prévention des risques liés
à leurs éruptions:
Bien qu'il soit encore impossible de prédire avec exactitude
le moment et la magnitude d'une éruption
volcanique, on peut toutefois établir un pronostic
qui permet d'en diminuer les risques. Il faut d'abord identifier
les zones à risques. L'étude des dépôts
d'éruptions antérieures renseigne sur l'âge,
le type et les cycles des phases de repos et activité du
volcan. On cartographie alors ces zones en déterminant quels
secteurs particuliers sont exposés aux risques liés
à une éruption. Les résultats obtenus sont
soumis aux autorités concernées qui règlementent
l'utilisation du territoire en fonction des dangers associés
au voisinage du volcan.

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On peut ainsi procéder à la vigilance des volcans
qu'on considère menaçants. Le principe sous-tendant
cette entreprise s'énonce ainsi: l'activité associée
à une éruption volcanique débute bien avant
que celle-ci se manifeste car le transport de magma du manteau vers
la croûte terrestre est accompagné de toute une série
de changements qui, si détectés à temps, peuvent
constituer des avertissements de son avènement. On a premièrement
remarqué que le mouvement de magma entraîne nombreux
séismes d'un certain type, toujours brefs et de faible magnitude.
On observe aussi que le terrain sous lequel se construit la chambre
magmatique se déforme habituellement. Finalement, on s'est
rendu compte que la proximité du magma altère la composition
et la température des gaz qui émanent du cratère,
fumerolles des alentours et réseau hydrographique associé
au volcan où le «sang de la Terre» tente une
percée.
Par l'analyse systématique de ces données d'ordres
géophysique, géologique et géochimique que
procurent appareils sophistiqués tels séismographes
et inclinomètres, en plus de méthodes d'analyse en
laboratoire élaborées, on arrive à pouvoir
juger la necessité d'évacuer des populations et ainsi
éviter des catastrophes humaines où ne l'emporte que
la démesure... on estime que plus de 300 000 personnes ont
péri lors d'éruptions volcaniques survenues sur notre
planète depuis l'an 1600 seulement! Leurs manifestations
les plus meurtrières sont les coulées pyroclastiques,
qu'on appelle aussi nuées ardentes, avalanches de débris
volcaniques brûlants, cendres et gaz qui dévalent à
des vitesses dépassant les 150 km/h..., et les coulées
de boue, ou «lahars»
(mot indonésien pour coulée de boue volcanique), mélange
de débris volcaniques et eau provenant de pluies ou fonte
de neige, glace, qui possèdent la puissance d'étendre
au sol et ensevelir tout sur leur passage tel raz-de-marée
de ciment naturel!
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