Banc d'essai

Testé pour vous

Jacques Sennéchael - 04/11/2015

Lunettes Venturi, de Julbo

Verres photochromiques et ajustement irréprochable
En 1888, le Français Jules Baud a créé la première paire de lunettes d’une lignée qui, depuis les débuts, est liée à une pratique sportive. Dans le cas de Jules Baud, c’était l’alpinisme, sport pour lequel Julbo propose encore une multitude de produits. Aujourd’hui, l’entreprise française fabrique également une variété de lunettes conçues pour divers sports, dont celles-ci, le modèle Venturi, destiné à la course à pied et au vélo.
Le principal attrait de ces lunettes réside dans leurs lentilles photochromiques qui s’ajustent en quelques secondes à la luminosité ambiante, à la variation lumineuse de la journée et du parcours – un gros avantage en vélo de montagne lorsque l’itinéraire alterne entre sections boisées et portions ensoleillées. Autre point positif : du fait des plaquettes en caoutchouc ajustables (3D Fit Nose), les lunettes tiennent bien, et ce, sur la plupart des nez. Une attention a également été apportée à la ventilation des lentilles, qui s’embuent difficilement grâce à de petites ouvertures entre les verres et le cadre qui aident à la circulation d’air.
La distribution des lunettes Julbo est assez récente en Amérique du Nord, mais de plus en plus de magasins les offrent.
julbo-eyewear.com
Prix : 190 $ (version photochromique)

Lunettes Cavendish Prizm Road Jawbreaker, de Oakley

Tout est dans les détails
Cela fait trois ans que Oakley travaille avec le sprinteur Mark Cavendish pour enfin sortir ces Jawbreaker. Au premier coup d’œil, celles-ci sont plutôt de la famille « vous avez vu mes lunettes ? » que « j’aime la discrétion ». Ce qui ne doit pas cacher les nombreux détails pratiques : branches ajustables en trois longueurs, aération antibuée efficace sans que cela crée un souffle d’air dans les yeux, cadre des lunettes hors du champ de vision quand elles sont sur le nez, pratique système de changement des verres Switchlock, protection anti-impact…
Le plus marquant est cependant les lentilles Prizm. À l’origine travaillée en vue d’un usage hivernal – pour le ski –, la lentille est équipée de filtres qui permettent de mieux appréhender et contraster les couleurs, ce qui est très utile pour les bleus, les gris et les blancs dominants en hiver. Pour d’autres disciplines comme le golf, la pêche, le vélo de route et le vélo de montagne, Oakley n’utilise pas les mêmes filtres, histoire de tenir compte le plus possible des couleurs dominantes de chaque sport.
Les ayant testées sous le soleil éclatant des Pouilles, en Italie du Sud, j’ai apprécié ne pas avoir dans le champ de vision le cadre des lunettes ni le liseré de lumière éclatant dans le haut ou le bas des montures. Côté couleurs, les contrastes sont effectivement accentués.
ca.oakley.com
Prix : 290 $

Lunettes solaires Agon, de Rudy Project

Éloge de la simplicité
Contrairement aux Oakley décrites ci-dessus, les Agon font partie de la famille « j’aime la discrétion ». Elles semblent effectivement toutes simples en même temps qu’elles sont résolument techniques. Le pont, qui sert d’appui sur le nez, et les embouts des branches, ajustables, font qu’elles s’ajusteront parfaitement à votre morphologie. La bonne aération élimine la buée, et les lentilles photochromiques ont le grand mérite de se moduler sur l’intensité des ultraviolets. Un vrai bonheur quand vous roulez sous des nuages qui n’arrivent pas à déterminer s’ils laissent passer le soleil et à se décider sur la quantité de lumière à filtrer.
À l’essai, les Agon ont su se faire oublier en s’adaptant à toutes les situations, y compris grâce à leur légèreté. C’est le genre de paire qu’on attrape au passage quand on ne sait pas quelles conditions nous attendent. Comble de bonheur, le configurateur laisse le loisir de les personnaliser en choisissant chacune des parties de la paire de lunettes ; c’est en quelque sorte une autre façon de s’habiller sur mesure.
rudyproject.fr
Prix : Agon (225 $)


Sac de transport Aerocomfort 2.0, de Scicon
Simplicité volontaire
Comme Alberto Contador, j’ai mis mon vélo dans le sac Aerocomfort 2.0 pour me rendre en Italie. Je prévois d’habitude une quarantaine de minutes en vue d’installer un vélo dans une boîte ou un sac. Là, il faut bien l’avouer, cela s’est fait en une petite quinzaine de minutes.
Une fois les deux roues enlevées, il suffit de fixer votre monture à l’aide de ses déclencheurs rapides sur la charpente antichoc à la base du sac. Votre vélo y tient debout, et des courroies le stabilisent encore plus au niveau de la selle (qui peut rester exactement en place – pratique pour les maniaques du positionnement !), du guidon (lui aussi peut rester en place) et du centre du vélo. Les roues se glissent de chaque côté dans des poches renforcées au niveau des moyeux. Et c’est déjà fini : il vous suffit de remonter les fermetures éclair après avoir glissé à l’intérieur du sac (il y a de la place) les bébelles comme vos chaussures de vélo, votre casque et tutti quanti.
Comme Alberto Contador, j’ai remis mon vélo dans le sac après mon séjour italien. Lui repartait vêtu d’un maillot rose, moi avec un vélo en bon état protégé par les parois intérieures matelassées du sac.
Dernier détail avant de prendre l’avion : le sac possède deux lanières amovibles en plus de roulettes, ce qui permet de le transporter facilement. Côté poids, à 8,9 kg, une fois que le vélo y est rangé, il respecte fort probablement les normes de surpoids des compagnies aériennes, à défaut de respecter votre budget.
sciconbags.com
Prix : 629 $

Support d’entraînement Rock and Roll, de Kinetic

Comme pour de vrai
Le Rock and Roll est basé sur la résistance aux fluides : en clair, plus votre roue tourne vite, plus la résistance s’accentue. C’est donc un système qui s’approche très finement des sensations des cyclistes sur la route. À l’essai, les choses se confirment : en tournant les jambes, que ce soit pour un échauffement, un sprint endiablé ou une série d’intervalles, vous êtes comme sur le bitume de votre route préférée. En prime – et c’est le petit plus du Kinetic –, vous avez, contrairement à quelques autres systèmes d’entraînement, la possibilité de pédaler en danseuse sans crainte de faire un vol plané sur votre plancher : le support est stable, très stable. Parfait pour les gros gabarits qui veulent imiter un Cavendish à 200 m de la ligne.
Côté installation, pas de problème particulier. Le vélo trouve sa place. Une fois bien serré sur le support, il ne bougera pas. Cependant, il sera approprié d’installer vos vieux pneus à l’arrière ou d’investir dans des pneus « spécial support d’entraînement » tant le frottement use le caoutchouc.
Le meilleur atout de ce support est le Kinetic inRide, offert en option. Cette application wattmètre vous donne des tas d’infos sur votre coup de pédale. Une fois l’aimant et le senseur installés au bon endroit sur le support, la connexion avec votre iPad ou iPhone se fait toute seule. En un coup d’œil, vous avez sur l’écran la puissance générée, vos battements cardiaques (grâce à la traditionnelle ceinture), la cadence, les calories brûlées, la vitesse et la distance, de même qu’un graphique notant l’évaluation de chacune de ces valeurs.
Le Rock and Roll est un support d’entraînement sérieux pour qui veut imiter dans son salon ses plus beaux entraînements extérieurs. Il offre par-dessus le marché la facilité de bien analyser chacune des séances d’entraînement.
kurtkinetic.com

Prix : Kinetic Rock and Roll (685 $) Kinetic InRide (190 $), la version Kinetic Rock and Roll Smart à le wattmètre préinstallé (729 $). Notez que Kinetic propose aussi un modèle plus petit le Road Machine Smart (525 $) qui vient luit aussi avec le wattmètre préinstallé.


Multioutil 22 fonctions, de Pro

Petit, mais efficace
Le défi d’un multioutil est à la fois d’être léger et compact et de savoir tout faire – des critères quelque peu contradictoires. Le Pro 22 y réussit assez bien en offrant à peu près tout ce qu’on demande à ce genre de matériel. Les clés à rayons sont astucieusement aimantées sur le couvercle, qui sert à la fois de dérive-chaîne et de démonte-pneu.

Le travail ergonomique est bien fait. Chaque outil est utilisable sans inconfort. L’ensemble pèse peu, prend un minimum de place et se glisse dans un étui qui trouvera sans difficulté sa place dans n’importe quel sac de selle.
pro-bikegear.com
Prix : 50 $

 


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