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Le blogue de David Desjardins

Carnet de confinement (1)

20-03-2020

De la neige partout. Captif, en ville, because la Covid. Me revoici dans mon sous-sol. Avec des nouveaux jouets, toutefois, pour tromper l’ennui.

(Préambule: je voudrais dédier ce billet à toutes les personnes affectées de près ou de loin par la Covid-19. Je compatis avec elle, sincèrement. Nous vivrons tous les effets de cette crise si ce n’est commencé. Maladie, deuil, perte d’emploi. Je suis conscient qu’il s’agit d’un sujet d’une insoutenable légèreté dans les circonstances. Mais prenez-le pour ce qu’il est: un moment de sain divertissement, d’évasion, avant d’être rattrapé par la réalité.)

Tout d’un coup, nous nous sommes retrouvés enfermés.

Enfin, pas complètement. Mais je ne vais plus au bureau, ne vois pas les amis et n’ai soudainement plus accès à mon lieu d’entraînement, Vélo Cartel étant forcé à la fermeture, comme tous les gyms.

(De toute manière, je m’en serais tenu aux recommandations du gouvernement. Étant vaguement germophobe, l’idée que cette crise mette fin à tout jamais aux poignées de main me ravit. Donc vous devinez que, dans les circonstances, je suis… cloîtré ou presque).

Jouer avec la contrainte

Me revoilà donc au sous-sol en attendant la fonte pour rouler dehors (en supposant que nous ne serons pas assignés à résidence d’ici là). Mes partenaires d’entraînement et la gang du Cartel me manquent, les pistes de ski de fond ne sont plus entretenues car les centres sont fermés et une blessure en semi-rémission (ça va, ça va pas, selon les jours) m’empêche de recommencer à courir pour vrai.

Donc je marche, fais du pilates et du rouleau. En regardant beaucoup, beaucoup, beaucoup de films et de séries télé qui sont censées atténuer l’ennui, même si c’est parfois le contraire qui se produit.

Je me suis donc dit que j’en profiterais pour essayer les technologies les plus récentes afin de me motiver. Une base intelligente Neo 2 de Tacx, très aimablement prêtée par mes amis de chez HLC, en complément du rouleau Inside Ride que je possède déjà. Et des abonnements à Zwift et TrainerRoad (j’y reviendrai dans un prochain billet).

La base, c’est la base

J’ai monté la base de Tacx en un tournemain (et précisons-le, je suis nuuuul en mécanique et toute forme de travail manuel). J’ai sorti l’engin de sa boîte, trouvé une cassette qui traînait dans un tiroir, l’ai posée (il vous faudra un outil pour ça). Je devais changer deux pièces pour faire passer mon axe traversant (thru-axle). Très simple : il m’a suffit d’une clé Allen 5mm et d’une clé à moyeu (une clé à molette peut très bien convenir), et hop, c’était réglé.

La mise en marche s’est faite en un instant. Ça ne faisait pas 10 minutes que j’avais ouvert la boîte.

Première constatation : la base est silencieuse. Vraiment. Comparativement à mon rouleau, c’est le jour et la nuit. La qualité de pédalage est aussi au rendez-vous : très fluide.

Pas de calibration à effectuer, ici. Mais il vaut quand même mieux s’assurer de télécharger l’application maison pour faire quelques ajustements, dont son poids, afin d’être bien certain que les applications externes (comme Zwift) simuleront adéquatement les pentes.

D’ailleurs, le Neo 2 simule des pentes allant jusqu’à 25%. (Il permet aussi des efforts allant jusqu’à 2000w, mais je ne risque pas de me rendre là).

Tant sur Zwift que sur TrainerRoad, la prise en charge par Bluetooth se fait sans heurt. Aussitôt l’app en fonction, elle repère le Neo. Et hop, on est prêt pour le premier test.

A priori? Emballant!

Les bases d’entraînement intelligentes comme celle-ci recèlent un défaut que j’ai pu constater sur plusieurs d’entre-elles : elles glissent. C’est-à-dire que, en mode ERG (avec la résistance est imposée), lorsqu’il y a des changements dans la puissance à fournir, il arrive qu’on aille l’impression de perdre toute tension et de pédaler un moment dans le beurre.

J’ai fait un programme d’entraînement sur TrainerRoad et un « sortie » en montée sur Zwift pour voir si c’était ici le cas. Jusqu’à maintenant, pas de glissement, malgré des essais de variations importantes (style : 150w à 375w) dans le programme et des sprints dans les grimpes. Ça vaut plusieurs très bons points.

Quant aux changements de résistance dans un parcours virtuel, ils sont progressifs et impressionnants de réalisme. Encore ici, je suis fasciné par le silence de la chose. Un peu moins par la lumière sous la base qui change de couleur selon l’effort. Très peu pour moi, les LED chatoyants. Mais bon, en même temps, je m’en fiche.

Je n’en ai pas du tout fini avec la bête (d’autant que ce confinement risque de durer un moment, et le printemps de se faire attendre comme il en a l’habitude). Il me reste d’ailleurs à m’essayer à quelques courses. Sans parler des simulations de surfaces (comme des pavés) qu’il me tarde d’activer pour confirmer le degré de réalisme qu’on prête à la chose.

En attendant, lâchez pas. Faute de rouler ensemble en vrai, on se voit à Watopia. Et je vous reviens pour vous parler de mes expériences de courses en ligne.

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