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Le blogue de David Desjardins

Fiévreux Redhook

05-10-2015

Josh Tyrrell excelle dans le milieu alternatif des critériums sur vélos à pignons fixes. Tandis que la saison des deux principaux circuits de compétition du genre se terminent, en Europe comme en Amérique du Nord, le Montréalais expose les spécificités de cette discipline, aussi exigeante que spectaculaire. Et méconnue. 

Le 6 octobre aura lieu la quatrième et dernière course de la saison de la série des Red Hook Criteriums.

De petite course amicale tenue dans le quartier new yorkais du même nom, le Red Hook est passé au statut d’événement mondial, avec un circuit qui s’étend de New York à Milan en passant par Londres et Barcelone.

Chacune des épreuves du Red Hook se fait en vélo à pignon fixe, sur un circuit fermé, dans un modèle de parcours avec obstacles et virages parfois excessivement serrés. Le terrain comme le système de qualifications ne sont pas sans rappeler ceux de la formule 1.

Parmi les participants de ce circuit qui rassemble beaucoup d’Européens, on compte le Montréalais Josh Tyrrell, qui raconte s’être découvert une passion ainsi qu’un talent certain pour ce genre de compétition qui pardonne peu, puisque les vélos ne possèdent pas de frein, pas de roue libre.

« C’est vraiment très fatigant de gérer les imprévus, explique Josh, et il n’y a jamais de répit ou presque, parce qu’on ne roule pas aussi serré qu’un peloton de route. Dans les Redhook, l’élastique reste souvent étiré après les virages, contrairement à la route où le groupe se reforme un peu plus loin. Et il y a peu de protection du vent, parce que tu ne peux pas rester trop près de la roue de quelqu’un, c’est trop risqué. Alors il n’y pas autant de stratégie; c’est le plus fort qui est favorisé. »

« J’ai commencé en m’intéressant au « fixed gear », raconte-t-il, mais je faisais aussi de la course sur route, comme les Lachine. Des compétitions pour pignons fixes s’organisaient à Montréal, j’ai gagné quelques courses ici, puis je suis allé essayer les Red Hook. »

À Barcelone, l’an dernier, il termine second aux qualifications. Mais une chute devant lui, à trois tours de la fin, le prive d’un bon résultat. Sa performance lui permet cependant d’être remarqué par State Bicycle, une équipe américaine commanditée par le constructeur de vélos à pignons fixes du même nom.

« Ici, je roule pour iBike, et à l’international, pour State », explique Josh, qui ratera le Redhook de Milan pour plutôt participer au Wolfpack Hustle, à Austin, au Texas, le 17 octobre.

Une course du même genre, sur un circuit de course automobile. « Par contre, il y a aussi des courses qui se font en vélo de route, là bas », explique le coureur.

Comme pour les Redhook, la technique des Wolfpack Hustle est très exigeante.

« Il y a beaucoup de virages, des chicanes, des épingles. Comme tu ne peux pas arrêter de pédaler, tu ne peux pas non plus pencher ton vélo comme tu veux en tournant. Ça change vraiment tout. »

Ainsi, selon de degré de technicité, les vitesses moyennes changent considérablement.

« A Barcelone, ou Londres, c’est autour de 40-42 km/h. À Milan, environ 45. Mais des fois, ça peut aller jusqu’à 50 km/h. »

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