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Le blogue de David Desjardins

Pourquoi j’aime les Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal

11-08-2022

Les seules épreuves cyclistes de calibre World Tour en Amérique du Nord sont de retour après un long hiatus pandémique. Enfin!

J’ai bien tenté de faire le tri dans les motifs de m’en réjouir, d’aller à l’essentiel. Mais il y a trop de choses qui me ravissent dans le retour de ces courses. J’en fais ici une liste non pas exhaustive, mais éminemment personnelle, dans laquelle vous vous retrouverez sans doute un peu aussi.

Le calibre. J’avoue qu’au début, j’étais un peu sceptique quand Serge Arsenault promettait que les meilleurs coureurs du monde adopteraient l’événement. Or, il faut bien avouer que le promoteur a livré la marchandise. Ces deux courses d’un jour, superbement organisées (de l’avis des équipes), sont devenues de véritables rampes de lancement préparatoires pour les championnats du monde qui ont lieu quelques semaines plus tard. Résultat : la crème de la crème converge chez nous et ne ménage pas ses efforts. Ça donne des courses dures, menées à fond de train, avec une poignée de champions qui se disputent la gagne. Consultez la liste des vainqueurs des dernières années pour vous en convaincre. À Québec comme à Montréal, ce sont des champions du monde, des gagnants d’étapes au Tour de France et autres royautés qui se partagent le palmarès. Cette année, les Pogačar, Van Aert, Van Avermaet, Mohorič, Costa et Sagan sont annoncés.

Sans oublier l’Érythréen Biniam Girmay qui a connu un début de saison fabuleux. Je mets un petit deux sur lui en cas d’un sprint final sur Grande Allée.

Nos héros locaux. Jamais le cyclisme québécois et canadien ne se sont aussi bien portés. Mais les occasions d’encourager nos idoles en personne sont rares. Parmi ceux que l’on pourra voir cette année, notons Antoine Duchesne, qui connaît une très belle carrière d’équipier chez Groupama-FDJ. Guillaume Boivin, qui nous a gardé sur le bout de nos sièges lors de Paris-Roubaix, l’an dernier, devrait aussi y être. Hugo Houle, qui vient de nous émerveiller toutes et tous sur le Tour de France y sera sans doute aussi (à confirmer). L’ottavien Mike Woods (presque québécois, puisqu’il possède une résidence à Chelsea en Outaouais et qu’il a évolué au sein d’équipes locales)? On l’espère. Avec la possibilité d’aligner une équipe canadienne, l’événement est aussi, depuis sa fondation, l’occasion pour des coureurs locaux de briller auprès des stars mondiales. Sans parler de la possibilité de faire valoir leur talent lors d’un rare événement nord-américain qui est suivi par les décideurs européens de ce sport.

Le concept. Une course en circuit, chez les pros, ce n’est pas si fréquent. Vous vous plantez dans l’Alpe d’Huez au Tour de France? Arrivez quelques jours d’avance pour avoir une place. Subissez la fête incessante du Dutch Corner, même la nuit. Puis voilà les coureurs. Ça dure… le temps qui sépare le premier du dernier, soit quelques minutes. Et c’est fini. Avec un circuit, je peux m’installer à un endroit, suivre la course sur mon téléphone en temps réel, revoir les coureurs encore et encore. Je peux aussi me promener, constater comment se franchissent les différentes difficultés, mesurer la vitesse souvent impressionnante du peloton dans les descentes. Dans le Vieux Québec, en quelques pas, on peut se déplacer pour voir les coureurs deux fois lors d’un même tour.

Le décor. Parlant du Vieux Québec : parlez-moi d’un décor agréable et inspirant pour une course cycliste! Gravir Camilien-Houde et flâner au sommet du Mont Royal, voilà qui n’est pas mal du tout non plus.

L’accessibilité. Dans un monde où l’élite sportive est de plus en plus inaccessible, la facilité d’aborder les coureurs cyclistes lors d’événements comme celui-ci est frappante.

Envie de les voir en chair et en os, de leur parler? Plantez-vous dans le secteur des paddocks des mécanos où ils récupèrent leurs vélos dans les jours qui précèdent la course et vous avez toutes les chances du monde de les attraper au vol. J’y ai rencontré Tom Dumoulin, Greg Van Avermaet, Tom Boonen, Bernie Eisel et tellement d’autres de mes idoles.

La fête. Est-ce qu’on en profite pour faire le party? Oh que oui. Vous ne me verrez pas souvent au tailgate du Rouge et Or, mais si vous me croisez aux Grands Prix, dites-vous bien que le verre de café de dépanneur que je tiens dans ma main est probablement rempli de bière. Le vendredi, mes amis et moi convergeons vers Grande-Allée pour l’arrivée. Les textos s’échangent frénétiquement. D’abord pour parier sur le vainqueur. ensuite pour décider du lieu où se prolonge l’expérience: idéalement en terrasse, où nous échangeons nos impressions.

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