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Bons et mauvais coups de la pandémie

10-08-2020

Depuis le début de la pandémie, notre façon de faire du vélo a changé. J’ai déjà eu l’occasion d’aborder le sujet ici même. Il y a eu des déceptions, mais aussi de magnifiques progressions. Il est certes trop tôt pour dresser un bilan, mais il est déjà intéressant de mettre dans la balance les bons et les mauvais coups de la pandémie dans le monde du vélo. L’exercice, plus ludique que mathématique, nous permet d’imaginer ce que sera le vélo en 2021.

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Une de ces déceptions, immense: Sandra Cole ne fera pas le Tour de France féminin cette année. Première Québécoise sélectionnée dans le groupe Donnons des elles au vélo, une organisation réunissant 14 femmes dans le but de faire la promotion du cyclisme féminin, elle devait réaliser le même parcours que l’épreuve mythique masculine (lire son histoire en page 15). La pandémie a eu raison de sa participation. Bien d’autres cyclistes ont vu le rêve d’une saison et même d’une vie s’envoler en fumée. Et d’autres, comme le coureur Michael Woods, ont subi d’importantes blessures quelques jours avant d’être confinés. Michael a «profité» du confinement pour se refaire une santé.

À Montréal, les vélos envahissent les voies cyclables, ce qui rend extrêmement motivante l’idée de convertir les nouveaux aménagements urbains temporaires en permanents. Des rues sont devenues piétonnières pour le plus grand bonheur de pas mal de commerces. Finalement, le dogme no parking, no business des années 1970 est en train de se transformer en no bike, no business… Il paraît même qu’à Londres les cyclistes et les piétons passent 40% plus de temps dans les boutiques quand les rues deviennent plus vivables. Partout dans le monde, les vélos prennent leur place dans la ville. À Paris, la fréquentation des pistes cyclables a même augmenté de 27% en juin 2020 par rapport à la même période l’année précédente.

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, cette année sera sous le signe de la découverte de mon environnement. Comme les voyages à l’autre bout du monde sont tombés à l’eau, j’explore dans un rayon restreint les moindres recoins qui ressemblent à une route, à un chemin ou à un sentier. On dirait même que ces derniers ont poussé comme des champignons aux abords de parcours cyclables plus classiques

Le mot «découverte» accompagne fort bien le terme «exploration». Il n’y a jamais eu autant de vélos chargés de sacoches sur tous les parcours cyclables du Québec. Les 25 ans de la Route verte seront célébrés sur le terrain! Des aventuriers comme Étienne Théroux, l’initiateur de la Québec Bikepacking Traverse (en page 11), mettent à l’honneur le vélo de garnotte et sa façon de voyager. Nous sommes à la veille d’avoir une magnifique toile d’araignée de chemins de traverse aux quatre coins de la province.

Je viens de parler à Sandra Cole. Elle est effectivement très déçue, mais prépare déjà activement sa candidature pour Donnons des elles au vélo 2021. Du côté des événements, j’ai ouï dire que les organisateurs de ceux qui ont été annulés cette année peaufinent avec encore plus de soin les prochaines éditions. Rendez-vous en 2021. En attendant, continuons de pédaler.


Tombés dans l’oeil

Casque Manifest de Giro

Au premier regard, on remarque la forme de ce casque de trail. Sa « technologie sphérique », comme la nomme Giro, consiste en deux couches de mousse EPS de densité différente unies par une rotule. Celles-ci glissent l’une sur l’autre, ce qui est la meilleure manière d’intégrer l’effet MIPS (Multi-directional Impact Protection System) dans le casque. On aime particulièrement la fermeture de la jugulaire aimantée Fidlock, les nombreuses entrées d’air pour la ventilation et les deux petites plaques de plastique antidérapant qui retiennent les branches de lunettes. En bref, le Manifest réunit les dernières innovations en matière de casque. Cela a quand même un prix : 370 $.

Short Gravel de Showers Pass

Un peu plus court et plus étroit au niveau des cuisses que le short baggy de vélo de montagne, le Gravel est composé de nylon et d’élasthanne, ce qui en fait un vêtement léger, très respirant et d’une élasticité suffisante pour être confortable. Un traitement du tissu le protège d’une pluie légère et un autre des rayons du soleil. On aime l’ajustement à l’arrière plutôt que sur les hanches, le silicone placé judicieusement à l’intérieur au bas du dos pour éviter qu’il glisse, les trois poches fermées et la discrète inscription enjoy the ride brodée sous la fermeture éclair.

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