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Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal : Nos légendes locales à venir applaudir

17-08-2022

© Pete Photographie

Les Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal constituent une rare occasion de venir applaudir, en sol québécois, les professionnels d’ici qui évoluent dans les plus hautes sphères du sport. Portraits de nos plus brillantes étoiles.

Hugo Houle

Le bras levé au ciel, désignant son frère décédé auquel il dédiait sa victoire, Hugo Houle n’a pas seulement écrit une page d’histoire en remportant la 16e étape du Tour de France 2022. Il nous a aussi tenu au bout de notre siège pendant des kilomètres, nous a fait crier, hurler devant l’écran, puis pleurer avec lui.

© Yves Perret

Son parcours sportif est exemplaire. Triathlète passé à la route, il se spécialise d’abord dans le contre-la-contre (il est deux fois champion canadien de l’épreuve, 2015 et 2021, de même que champion panaméricain en 2015). Avec le temps, le natif de Sainte-Perpétue s’est littéralement transformé en rouleur-grimpeur pour devenir un équipier de premier plan et s’assurer d’une belle carrière chez les professionnels. Il s’est relocalisé à Monaco, a modifié son alimentation et affûté son corps pour devenir un as de la grimpe, capable d’accompagner ses leaders jusqu’aux dernières rampes de lancement d’une course d’un jour ou d’une étape d’un Tour.

Lorsque l’occasion de la victoire s’est présentée, en juillet dernier, il l’a saisie avec une pugnacité qu’il est difficile d’imaginer pour l’amateur. Mais sachez-le : perdre seulement 20 secondes d’avance dans le Mur de Péguère, une montée absolument brutale (je l’ai faite, c’est épouvantable), contre une poignée de purs grimpeurs qui le chassaient : voilà qui relève de l’exploit. De la grâce, même.

Premier Canadien à remporter une étape du Tour depuis Steve Bauer (1988), son actuel directeur sportif chez Israel-PremierTech, Houle est entré dans l’histoire du cyclisme dont il tutoie désormais les légendes.


À lire aussi : Les Grands Prix aux premières loges à Québec et Montréal


Antoine Duchesne

© Yves Perret

Difficile de trouver figure plus sympathique qu’Antoine Duchesne. Iconoclaste, jamais abonné à la langue de bois qu’adoptent trop de sportifs professionnels, le Saguenéen qui vit désormais au cœur des Alpes s’est façonné une place de choix à la FDJ, la plus prestigieuse escouade française.

Champion canadien en 2018, le grand gaillard de 1,90m avait soulevé les amateurs en remportant le maillot à pois du meilleur grimpeur sur Paris-Nice deux ans plus tôt.

Ami intime du Thibaut Pinot, il accompagne celui-ci dans les plus grandes épreuves, dont le dernier Tour de France, où s’il s’emploie à piloter les leaders, faire la chasse aux évadés auquel on refuse le bond de sortie et positionner les coureurs de premier plan :

un rôle essentiel qui permet à ceux qui, comme lui, le font bien, de se tailler une place de choix dans les meilleures écuries.

Cette année, il a largement contribué au succès de David Gaudu, qui s’est hissé en 4e place du classement général du Tour de France.

Souvent au travail dans le peloton avant même que les caméras ne s’allument pour transmettre la course, Duchesne est en plus reconnu comme celui qui fait lever le moral dans le bus d’équipe. On l’a aussi vu faire hurler la foule, sur le podium, lors des présentations d’avant course au Tour. Il participe donc à consolider un nécessaire esprit d’équipe avec son contagieux sourire.

Quand il n’est pas sur son vélo ou à cajoler son nouveau-né, il s’intéresse au vin. Principalement lorsqu’il celui-ci issu de vignobles un peu champ gauche, abonnés aux méthodes biologiques, biodynamiques et autres approches dites « natures ».


À lire aussi : Pourquoi j’aime les Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal


Guillaume Boivin

Le coup qu’a fait Guillaume Boivin lors de Paris-Roubaix à l’automne 2021 n’était rien de moins que magistral. Portant le maillot à feuille d’érable du champion canadien, il s’était glissé dans l’échappée qui allait porter les vainqueurs à l’arrivée. N’eut été d’un coup de malchance, à quelques kilomètres de l’arrivée, il aurait probablement figuré sur le podium de la plus dure de toutes les courses d’un jour. On ne la surnomme pas l’enfer du nord pour rien.

Joueur de hockey converti au vélo, il est passé, comme Houle, par la filière Spidertech (défunte équipe de développement menée par Steve Bauer), avant d’aboutir chez Cannondale pour deux saisons, puis chez Optum. Il a ensuite joint les rangs de Israel Premier Tech (d’abord dans son escouade continentale, puis sur le World Tour).

Trois fois champion canadien, Boivin est un des hommes forts du peloton. Solide sprinteur, baroudeur, équipier de luxe. On l’a souvent vu se relever de chutes terribles pour poursuivre sa route en grinçant des dents. À ranger parmi les durs de durs. Fort des jambes et dans la tête.

Pier-André Côté

L’actuel champion canadien n’a pas manqué de se faire remarquer lors de sa première participation aux Grands Prix Cyclistes en 2017. Il s’agissait aussi de la première course au niveau World Tour pour l’étudiant en actuariat qui poursuit toujours sa formation à distance, tout en évoluant au sein de l’équipe Human Powered Health, de calibre ProTeam (seconde division).

Lors de cette première grande course, à Québec, Côté avait passé 140km dans l’échappée du jour, aux couleurs de l’équipe canadienne. Même s’il n’a pas terminé l’épreuve, forcé d’abandonner à 40km de l’arrivée, il a marqué les esprits. Ses performances ultérieures, entre autres 2 victoires d’étapes au Tour de Beauce, lui ont permis de rejoindre l’équipe Rally, ancienne désignation de son actuelle escouade. En 2019, il met la main sur 3 étapes du Tour du Saguenay.

Gagnant du Grand Prix Criquielion en mars dernier, il est allé chercher la seconde place sur le Tour de Sicile en avril. Un coureur en progression qui possède une pointe de vitesse fulgurante.

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