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Destinations, Québec

Frapper son Waterloo à Coaticook

21-10-2024

La Vallée de la Coaticook est taillée sur mesure pour le gravel bike. Mais, attention, il faut être prêt à livrer une rude bataille !

Les premières rampes vers le sommet du mont Hereford se situent peu après la municipalité de Saint-Herménégilde. Longue de près de 6 km, l’ascension à 6,9 % de pente moyenne n’a rien à envier aux montées « à l’européenne ». Seule différence, majeure : l’absence de bitume sous nos roues. En lieu et place, on trouve plutôt du gravier parfois assez lousse, surtout dans les passages à plus de 20 %. Il n’y a pas photo : un vélo de garnotte bien chaussé est nécessaire pour atteindre le point culminant, à 875 m d’altitude, d’où se déploie une vue imprenable sur la Vallée de la Coaticook.

Cette grimpe est l’un des (nombreux) trésors cachés pour adeptes de gravel bike dans cette région enclavée des Cantons-de-l’Est, au sud de Sherbrooke. Piqué dans sa curiosité par la nouvelle carte d’une douzaine de circuits – comprenant ceux non asphaltés – élaborée par la MRC de Coaticook, Vélo Mag s’est rendu sur place, pour se faire sa propre idée. « On peut utiliser cet outil tel quel, se référer à sa version en ligne [sur Ride with GPS] ou encore s’en inspirer pour tracer ses propres itinéraires », explique Stéphanie Boisvert, agente de développement touristique à la MRC de Coaticook.

La Vallée de la Coaticook offre des parcours difficiles, mais des paysages à la hauteur.

PAS DE VEINE

Nous avons pour notre part choisi la troisième option, celle du fait soi-même. Le plan initial était de modifier un tantinet le tracé de la Grande boucle de la Vallée, une chevauchée de 116bornes. Le but : le raccourcir, certes, mais aussi y inclure un détour par le mont Hereford, sous recommandation de Sébastien Hue. Ce dernier est organisateur de la Garnotte, orchestrée par Sportful. « Il s’agit d’un incontournable », nous avait-il indiqué avant de préciser « qu’on parle tout de même d’un bon défi ».

Une fois les premiers coups de pédale donnés sur la version alternative (près de 89 km) de ce circuit, nous avons cependant vite déchanté. C’est que les routes de gravelle vers Dixville puis Saint-Herménégilde sont impitoyables ! La sécheresse qui sévissait alors, combinée au faible nombre d’automobiles qui empruntent ces chemins – il n’y a pas de roulières –, contribue à en faire de véritables bacs à sable poussiéreux où la progression est longue et pénible. Ajoutez à l’ensemble de rares points de ravitaillement et une chaleur suffocante et vous obtenez une situation… délicate.

Au moins, on ne s’ennuie pas. Bien au contraire ! Avec ses collines à perte de vue, ses montagnes verdoyantes qui déchirent l’horizon, ainsi que ses fermes prospères savamment disséminés çà et là, la Vallée de la Coaticook nous en met plein la vue. De quoi nous conforter dans le choix de nous replier bien plus tôt que prévu vers Coaticook même et sa laiterie, point de chute idéal pour panser nos plaies. Il faudra manifestement revenir pour prendre la juste mesure de ce haut lieu du vélo toute-route.

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