Jean-François Tapp porte plusieurs casquettes qui ont en commun de mieux faire connaître la Gaspésie. © Collection personnelle
La Gaspésie de Jean-François Tapp
« La Gaspésie, c’est à 99,9 % panoramique », affirme Jean-François Tapp, connu pour être le « monsieur vélo » de la région. Habitué à répondre aux questions sur le cyclisme dans son coin de pays, il a accepté sans hésiter de partager ses secrets.
« Je suis avant tout Gaspésien, ensuite papa de trois enfants, déclare d’emblée Jean-François Tapp. Après ça, y a plein d’autres affaires : organisateur de courses à vélo, aubergiste du Camp de base Gaspésie, guide d’aventure et cycliste. » Impossible de trouver un meilleur guide pour découvrir son emblématique coin de pays.
Pourquoi, selon lui, la Gaspésie est-elle la meilleure région cycliste ? « Les panoramas », lance-t-il sans ambages. « On parle souvent de Cabot Trail, en Nouvelle-Écosse, qui est magnifique, mais ce n’est pas la plus belle route panoramique au Canada. On voit bien trop d’épinettes. Ici, c’est presque un paysage insulaire. C’est vraiment sur le bord de la mer. C’est aussi spectaculaire que Big Sur, en Californie. »
En outre de ces paysages à couper le souffle, la distribution de population est idéale : « Il n’y a pas de longues zones inhabitées en plein bois », et le développement des infrastructures cyclistes est selon lui un argument de poids. « Au fil des ans, la 132 s’est beaucoup améliorée. Il y a des bandes cyclables sécuritaires à peu près tout le long de la route. Le partage avec les camions et les VR est réellement plus digeste qu’il y a 20 ans. »
Mais ce qui attire vraiment les gens en Gaspésie, c’est sa beauté légendaire. « Le rocher Percé, c’est un symbole touristique que le Canada utilise dans ses publicités. Nous en avons plusieurs, de ces symboles naturels, comme le parc national Forillon ou le parc national de la Gaspésie. »

Avec Événement Gaspesia, Jean-François Tapp (à l’arrière) fait découvrir la péninsule par ses sentiers. © Boris Plique
Bref, la Gaspésie, c’est beau. Rien de nouveau ici. Or c’est également un petit bijou méconnu des cyclistes, notamment des adeptes du vélo de montagne. « Nous avons réalisé le rêve d’avoir une route de vélo de montagne, se réjouit Jean-François Tapp. Il y a des centres de vélo de montagne presque tous les 100 km. » Il admet que le réseau est parfois modeste, offrant selon les cas une demi-journée ou une journée complète de divertissement.
Il est vrai au demeurant que la Gaspésie goûte aussi bon qu’elle est belle. « Toutes les microbrasseries, les boulangeries, les chocolateries, les brûleries… tout ce qui finit en i est incontournable », témoigne-t-il, rappelant que les tables de la région sont reconnues pour être parmi les plus gourmandes du Québec.
N’omettons pas non plus les festivals et manifestations culturelles qui parsèment le calendrier estival. « Même les plus petits valent le détour, comme Fauve Mauve à Sainte-Anne-des-Monts ou BleuBleu à Carleton-sur-Mer », énumère Jean-François Tapp.
Si la réputation estivale de sa région n’est plus à faire, Jean-François Tapp croit que celle-ci sera bientôt pareillement connue pour ses activités hivernales : « Un truc caché, c’est notre réseau de motoneige incroyablement étendu. Avec les changements climatiques, la saison s’arrête souvent de manière abrupte. Comme les sentiers restent tapés dur pendant plusieurs semaines, cela en fait un terrain de jeu infini pour le fatbike ». À bon entendeur…