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Pratico-pratique

Fatbikes électriques – S’amuser sans trop d’effort

13-11-2019
vae fatbike moteur

Photo:CHARLES-DAVID ROBITAILLE

Tout le monde le dit: la vague des vélos électriques s’apprête à frapper, que ce soit sur route, en montagne et, pourquoi pas ?, dans le créneau des vélos à gros pneus. Eh oui, l’assistance électrique a également sa place dans le marché du vélo d’hiver, spécialement à l’usage du néophyte pour qui le défi technique du pédalage sur neige sera simplifié.

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La plupart des vélos électriques procurent, en matière de niveaux d’assistance, une gradation qui ressemble à ceci :

fatbike moteur

Photo:CHARLES-DAVID ROBITAILLE

• Mode Eco

Assistance minimale, à peine suffisante pour oublier le poids extravagant du pachyderme roulant, donc plaisir minimum. On garde l’impression d’un vélo lourd et poussif .

• Mode Trail

Wow! On se sent des jambes bioniques comme Fabian Cancellara qui largue au train Tom Boonen dans le mur de Grammont. Comme doivent le ressentir les dopés de ce monde, il s’ensuit un sentiment de supériorité, mais aussi de culpabilité: quand l’effort ne vient pas des jambes, quand on ne peut pas dire à celles-ci : « Bravo, jambes ! », ce n’est pas gratifiant. C’est 100% plaisir, 0% exercice physique.

• Mode Boost

C’est juste trop puissant, trop débile. On n’a plus l’impression de propulser le vélo avec ses jambes, mais plutôt d’appuyer sur un accélérateur. Cet excès de puissance donne, bien sûr, des sensations fortes, mais il tue celle de pédaler

Au volant d’un vélo dodu électrique, on découvre de nouvelles sensations, difficiles à imaginer pour un adepte de vélo traditionnel, comme grimper un faux plat en faisant déraper la roue arrière dans la neige, éviter à la dernière minute les arbres qui défilent à vitesse folle. On a cette impression de flotter sans effort au-dessus des pires sentiers informels, dans des conditions de neige où tout autre vélo n’avancerait tout simplement pas.

 

Un moteur l’hiver?

Le principal intérêt du vélo d’hiver assisté est donc d’élargir les limites du domaine cyclable, de vous amener à l’aventure au-delà des sentiers bien balisés, dans des pistes peu fréquentées où le pneu de l’humain n’a jamais mis le caoutchouc. L’assistance donne la chance de sortir après une chute de neige, alors que les cyclistes ordinaires passent leur tour. Chaque sortie vous fera voir au moins le double de la distance habituelle. Ce sont dès lors des dizaines de nouveaux kilomètres qui s’offrent à l’exploration, sans fatigue même après de longues heures en selle.

Contrairement au vélo d’hiver courant, la fourche à suspension est incontournable sur un E-fatbike. Le vélo est tellement lourd qu’il est impossible de soulever la roue avant au contact de bosses ou de planches à laver; il faut en conséquence compenser par une suspension.

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Photo:CHARLES-DAVID ROBITAILLE

Quant à l’éthique des sentiers, les pourfendeurs du moteur électrique clament que celui-ci accentue l’usure des sentiers à cause de sa grande puissance, qui ferait par exemple survirer en montée abrupte, causant l’érosion prématurée de la calotte neigeuse. La situation peut être perçue sous un angle différent: si l’assistance permet au vélo de maintenir sa vitesse et de rouler aisément dans une neige molle là où le vélo traditionnel s’enfonce, il y a forcément moins de friction appliquée à la croûte lorsque le fat électrique franchit les obstacles.

Cela dit, les fatteux à batteries resteront toujours mal perçus par certains; ils sont même déjà bannis de certains centres. Ils devront adopter un comportement irréprochable s’ils désirent conserver leur droit de pratique dans leurs sites préférés

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