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Gagner du « flow » en descente

15-09-2025

Les bras et les jambes assument le rôle de suspension : attention à ne pas être trop mou. © Zach Faulkner

Depuis quelques années, on voit se développer de plus en plus de sentiers travaillés à la machine où les virages surélevés, les bosses et les enchaînements savamment rythmés sont légion. Tout le monde y trouve son compte, petits et grands, débutants et experts. S’il est aisé d’y accélérer, il n’est pas toujours si simple d’y rester fluide. Deux éléments clés contribuent à gagner en contrôle et en fluidité lors des descentes flow.

1. Gérer sa vitesse

C’est contre-intuitif, mais savoir bien freiner au bon moment est indispensable pour aller plus vite. En effet, il est facile de s’emballer dans certaines sections simples et de prendre beaucoup de vitesse… jusqu’à ce que se présente un obstacle, et vlan ! on doit appliquer les freins parce qu’on arrive trop rapidement. En plus de contribuer à l’érosion des sentiers, il en découle une importante perte de fluidité, jusqu’à même devoir effectuer une relance. Empêcher une trop grande accélération lors des sections moins techniques permet d’approcher à la bonne vitesse les obstacles plus complexes. Résultat : la constance. On parvient moins vite à l’obstacle, on en ressort plus vite, et ce, sans freinage brusque ni effort de relance.

2. Jouer avec les pressions

On gagnera en fluidité avec la pression qu’on exerce sur le vélo en fonction du terrain sur lequel on roule.

On peut être passif. L’engagement minimal de la part du cycliste vise à laisser bouger le vélo sans le contraindre : ce sont les bras et les jambes qui assument le rôle de suspension. Attention à ne pas être trop mou ! La tension musculaire s’ajuste selon le contexte, sans pour autant pousser, tirer ou pomper le vélo. Le but ici est de ne pas être ralenti par les obstacles rencontrés.

On peut être proactif. L’objectif est de faire consciemment varier la pression exercée sur son vélo de façon à maximiser la traction des roues sur le sol et de provoquer une accélération. Quand on veut « pomper le terrain », tout se passe dans les jambes. Centré et détendu, on descend les hanches vers le pédalier, puis on arrête le mouvement en bloquant les genoux. L’énergie produite sera ainsi transférée aux suspensions. Roches, racines et aspérités sont autant d’occasions de pomper.

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