Notre collaboratrice Geneviève Healey au belvédère du lac Pink
Le parc de la Gatineau, d’une superficie de 350 km2, plaira à tout cycliste de passage en Outaouais. J’ai quant à moi bénéficié d’un tour guidé exceptionnel de la part de mon oncle, cycliste aguerri et résident du coin depuis plusieurs décennies.
C’est de la station de bus de La Gappe que mon oncle et moi commençons à mouliner en direction du secteur gatinois de Hull, empruntant la piste longeant le Rapibus, une voie réservée aux autobus. Nous bifurquons à gauche après avoir franchi la rivière Gatineau, puis contournons le lac Leamy (et sa plage, alléchante en ce jour de canicule) pour rejoindre le sentier aux abords du ruisseau de la Brasserie. Tirant son nom du fait que la deuxième brasserie majeure du Bas-Canada était en activité sur ses rives au XIXe siècle, ce dernier se jette dans la rivière des Outaouais, que nous côtoyons sur 2 km, obliquant ensuite vers le nord pour enfin entrer dans le parc de la Gatineau au kilomètre 11. Tranquillement, les arbres nous enveloppent et la végétation se densifie.
Si le relief a été plat jusqu’à maintenant, au fur et à mesure que nous progressons sur la promenade de la Gatineau, nous grimpons en altitude, pour encore une vingtaine de kilomètres. L’atmosphère urbaine faisant plutôt place à une incursion en nature – mon guide me raconte qu’un ours noir a déjà traversé la route devant lui lors de cette montée – nous sommes contents de suivre dans le calme les courbes de l’impeccable bitume. La dense canopée de feuillus empêche la surchauffe et nous permet de nous concentrer sur notre coup de pédale pour attaquer les bosses, heureusement entrecoupées de courts répits, aidant la relance.

La couleur émeraude du lac Pink
Au passage, il est de coutume de faire un arrêt au belvédère du lac Pink, où nous entrapercevons sa teinte émeraude, caractéristique qu’on doit malheureusement à son eutrophisation : victime de son succès et des effets de l’activité humaine, l’étendue d’eau a été asphyxiée par la prolifération d’algues qui y règnent. Reprenant la route, nous croisons quelques cyclistes qui se régalent en descente, tout sourires, et continuons d’avaler du relief. Le feuillage s’éclaircit un peu, et nous parvenons finalement au belvédère Champlain, point culminant du parcours et endroit de prédilection pour savourer la collation attendrie à souhait dans la poche arrière de mon maillot. Là, comme plusieurs visiteurs, nous prenons le temps d’admirer la vue époustouflante sur la vallée de la rivière des Outaouais.
Revenant un peu sur nos pas, nous poursuivons notre circuit par la promenade du Lac-Fortune, amorçant une douce descente, puis, après un virage à gauche, entreprenons un autre aller-retour, de 13 km celui-là, jusqu’à l’extrémité ouest du lac Meech. Une belle ligne droite et plusieurs points de vue lacustres agrémentent ce tronçon.
La dernière portion de l’itinéraire s’effectuera en traversant le Vieux-Chelsea. Après avoir enjambé à nouveau la rivière Gatineau au 60e kilomètre, nous négocions les ultimes virages des rues de Picardie et des Flandres, et nous voilà arrivés.

La microbrasserie Chelsea & Co
Les incontournables à boire et à manger
- Véritable institution, la microbrasserie Chelsea & Co. comblera les amateurs de plein air du coin été comme hiver. On y trouve tout pour se ravitailler et se réhydrater après une longue journée en selle.
- Dans le Vieux-Chelsea, le coquet café Biscotti & Cie sert viennoiseries maison, cafés de spécialité, sandwiches et pizzas cuites au four ancestral.
Le parcours
Parcours routier de 65 km et 730 m de dénivelé (sur asphalte de bonne qualité)