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Les Grands Prix aux premières loges et le Criterium National

17-08-2022

© Pat Beaudry

La beauté des Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal, c’est que le spectacle est gratuit. Le stade? C’est la ville. Voici quelques endroits, à Québec et Montréal, pour parfaitement apprécier le spectacle.

Avant de parler des Grands Prix, notez que le samedi, à Montréal, se déroule le Criterium National. C’est un parcours que l’on peut voir en entier, puisqu’il est constitué d’une boucle qui se referme sur le virage en épingle de la section arrivée-départ de la course des pros, rue du Parc, entre Duluth et Mont-Royal.

Le calibre est excellent. La course est dure. Elle est ouverte aux amateurs (hommes et femmes) qui donnent tout ce qu’ils ont pendant 25, 20 ou 15 tours selon leur catégorie.

L’air de rien, le faux plat que constitue la portion d’arrivée du Grand Prix, en direction ouest, est un véritable supplice après quelques tours. Avec un vent souvent de face à cet endroit, les fins renards qui savent économiser leur énergie sont ceux qui s’en tireront le mieux.

C’est aussi l’occasion de découvrir des coureurs et coureuses d’avenir. En 2019, c’est Olivia Baril qui a remporté l’épreuve chez les femmes. Elle connait aujourd’hui une belle carrière en progression constante chez les professionnelles.

Ça commence à 15h30. Une chouette occasion pour aller prendre l’apéro au Parc Jeanne-Mance en face.


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Les bon spots à Québec

© Yves Perret Media

À Québec, pour apprécier le Grands Prix, vous avez un peu l’embarras du choix. Comme le circuit se déroule en grande partie dans le Vieux, vous pouvez passer d’un secteur à l’autre aisément. Et puis, pourquoi pas, de vous installer en terrasse sur St-Jean, Grande-Allée ou St-Vallier pour apprécier le spectacle. Plusieurs établissements installent des écrans avec la diffusion de la course en direct.

© Pat Beaudry

Pour ceux qui veulent vivre l’expérience en direct et de près, on vous suggère évidemment la Côte de la Montagne, suivie de l’ahurissante descente sur des Remparts. La montée de la rue des Glacis n’est pas piquée des vers non plus. C’est souvent là que se préparent les tentatives d’échappées.

L’avantage, en haut de la côte de la Montagne, c’est aussi que vous pourrez revoir les coureurs quelques minutes plus tard en vous déplaçant de quelques mètres : après avoir redescendu St-Jean, ils remontent vers le Château Frontenac en empruntant la rue Buade, juste à côté. Enfin, pour voir la course sur écran géant, écouter les commentateurs et vivre la fête à fond, le secteur de la Grande-Allée est tout désigné.


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Pour les fins connaisseurs et amateurs de stratégies, on suggère d’aller faire un tour juste avant la Côte de la Montagne, sur Champlain. Dans les derniers virages, ça bataille ferme pour être à l’avant dans la bosse. Mieux vaut mener la course que de la subir à cet endroit, évitant ainsi de gaspiller beaucoup d’énergie pour reprendre les roues au moment de basculer en haut.

Aussi, pour le spectacle tactique et technique, le bas de la côte Guilmour est un intéressant point de vue pour apprécier le pilotage des coureurs qui arrivent à pleine vitesse et prennent le virage à gauche avant d’attaquer la longue et large portion vers l’Est. Généralement avec un vent de dos, ce qui donne lieu au début de la bagarre de positionnement précédemment évoquée : vous ne voulez pas être en queue de peloton ici non plus. Ça va à Mach 3 jusqu’au Petit Champlain.

Points de vue Montréalais

Le parcours de Montréal est très différent de celui de Québec, ce qui ne veut pas dire qu’il offre un moins bon spectacle. Toutefois, pour voir ses secteurs principaux, il faut être prêt à se déplacer un peu plus. (À Québec, si vous n’allez pas sur Champlain ou les Plaines, tout est facilement accessible à pied.)

© James Startt

De la zone départ-arrivée dans la métropole, le mieux, c’est encore de grimper Camillien-Houde en prenant son temps et, pourquoi pas, en suivant le fil en direct sur Facebook ou sur Twitter avec le #GPCQM.

Comme il s’agit de la plus importante difficulté, je m’y rendrais idéalement une fois la course bien entamée, pour voir les coureurs s’y faire déposer à mesure que les rythme accélère à l’avant. Avec 4842m (contre 2976 pour Québec) de dénivelé total, à la fin, les jambes finissent souvent par hurler assez fort pour que l’athlète les écoute et se relève.

L’autre beau secteur est la côte de Polytechnique. 158m de dénivelé positif (à 6% de moyenne, mais comprenant une section de 200m à 11%) qui « pince ».

Qu’ils arborent un visage impassible ou qu’ils s’adonnent à des concours de grimaces, les coureurs souffrent, ici. C’est aussi le théâtre, fréquemment, de tentatives d’évasion au sein du peloton.

© Pat Beaudry

Surtout, ne manquez pas d’aller voir la descente du Chemin de la rampe suivi d’un virage à gauche tranchant, puis d’un autre à droite sur Edouard-Montpetit. Vous y savourerez ce qu’est la vitesse pure et le talent des plus habiles pilotes.

La marche est un peu longue pour rentrer à la zone d’arrivée, mais elle en vaut la peine. Vous y croiserez un secteur de ravito (où ça déboule à une vitesse affolante pour récupérer les bidons et les musettes), puis arriverez à temps pour revoir une grimpe sur Camillien-Houde, ou alors vous prélasser dans le parc et regarder la fin de la course sur grand écran en écoutant les excellents commentateurs.

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