Benoit Simard
Benoit Simard, ambassadeur
La boutique de Benoit Simard, c’est les Espresso Sports de Saint-Sauveur et de Sainte-Adèle dont il est devenu copropriétaire en 2011. Et son ambitieux objectif de rouler chaque jour pendant trois ans sur un nouveau trajet de navettage en dit long sur son esprit de découverte : « Je regardais Google Maps en mode satellite. J’ai essayé tous les sentiers. »
Deux autres années, le motivé est sorti chaque jour sans exception pour une activité sportive : « Ça prenait un minimum 25 minutes pour que ça compte. Mais le sport fait tellement partie de ma vie que ça s’est fait assez facilement. »
Originaire de Québec, Benoit Simard exerce tous les métiers dans l’industrie du vélo : mécano, graphiste, coureur, représentant et formateur, acheteur en Asie. Sa carrière l’amène à installer sa famille dans les Laurentides, région avec laquelle il tombe en amour.
« Ça fait plus de 20 ans que j’habite ici,
et je découvre encore de nouvelles routes. »
L’endroit est unique au Québec, selon lui : « Notre topographie est faite de petites montagnes, de vallons et de forêt. On voit rarement loin, et c’est plein de sentiers et de petits villages. »
Benoit Simard est intarissable sur ses sorties préférées : « Je pars presque toujours de chez moi, à Prévost. Récemment, j’aime beaucoup aller vers Sainte-Anne-des-Lacs, Mille-Isles puis Gore par le chemin Cambria. » L’ancien athlète de cross-country et cyclocross traverse la route 329 et enfile les chemins de Shrewsbury et Jackson avant de revenir via le parc du Corridor aérobique à Morin-Heights.
« Le chemin du Lac-Louisa, vers Wentworth-Nord, est une autre de mes sorties parfaites qui connectent un super bel asphalte à des chemins roulants de gravier et un peu de trail. » Il mentionne aussi celle qu’il a baptisée Dirty Lost River, une boucle passant par le village éponyme dans la MRC d’Argenteuil. « Les chemins de gravelle y ont des virages et des montées juste assez longues pour me faire pousser. »
Dans les Pays-d’en-Haut, Strava conserve encore l’empreinte de ses exploits, mais l’ancien champion a changé d’approche. Le couteau qu’il avait jadis entre les dents lui sert désormais à découper ses collations de mi-parcours. Il ne se prive pas de s’accorder pauses gourmandes et cafés chez Kohi à Prévost, ou au Café de la gare, directement sur le P’tit Train du Nord à Sainte-Adèle, ou encore au café-resto Les p’tites folies à Arundel.
Depuis deux décennies, pour la communauté, ses amis et lui-même, Benoit Simard trace des itinéraires de microaventures locales. Toujours avec la même passion, sans forcer. Souriant et positif, il a gardé intacte sa flamme pour sa région d’adoption : « C’est quand même extraordinaire : on habite là où les gens viennent en vacances. »