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En test

Specialized S-Works Levo SL – Une bombe!

25-07-2020
SBC, Specialized, Levo SL, EBike, E-Bike, South Africa, Stellenbosch, Jonkershoek, Day 2, Group 1

Le S-Works Levo SL a été testé au début de l’année dans les sentiers de la réserve naturelle de Jonkershoek, près du Cap, en Afrique du Sud.Photo: Gary Perkin

Le fabricant californien Specialized s’est déplacé en Afrique du Sud juste avant la pandémie afin de présenter à la presse mondiale son dernier bébé : le S-Works Levo SL. C’est incontestablement une nouvelle façon de voir le vélo de montagne à assistance électrique.

Specialized S-Works Turbo Levo SL

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ON AIME

● Le duo moteur-batterie qui se fait oublier

● Le poids plume de l’ensemble

ON AIME MOINS

● Le prix

D un seul coup d’œil, on reconnaît la silhouette d’un Stumpjumper, le vélo de trail de la marque. Cent cinquante millimètres de débattement à l’avant et à l’arrière, bien équipé avec ses roues de 29 po, voilà de quoi dévaler les sentiers techniques de la réserve naturelle de Jonkershoek, pas très loin du Cap, en Afrique du Sud. Les différents massifs entourant la montagne de la Table sont un magnifique terrain de jeu pour les vélos de montagne qui aiment les sentiers techniques et rocailleux. Le S-Works Levo SL de la gamme Turbo Levo devrait être dans son élément.

Tel que l’indique le nom de la gamme, le vélo présenté possède une assistance électrique. Ça fait un peu plus de quatre ans que Specialized se préoccupe sérieusement de motoriser ses vélos avec l’aide de ses équipes de développement spécifique. Le moteur 2020 est sans conteste une nouveauté, qui cependant s’inspire largement du Turbo Creo SL de route.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette motorisation est discrète. Le moteur situé au niveau du boîtier de pédalier et la batterie cachée dans le tube diagonal sont d’un volume modeste, comme si le caractère assisté se voulait confidentiel. Le S-Works Levo SL ne trompera certes pas un cycliste averti, néanmoins la silhouette est davantage celle d’un vélo musculaire que d’un modèle assisté. Quand on soupèse, l’impression visuelle se confirme: ses quelque 17 kg le rapprochent pas mal d’un vélo de la même famille en version musculaire. Concrètement, ce Levo pèse 4 kg de moins que celui qui le précède.

LE NERF DE LA GUERRE: LE MOTEUR

moteur levo sl

Le moteur pèse 1,95 kg et tient dans une main

Évidemment, le secret est dans le moteur et la batterie du Levo SL.

Le premier, conçu en Suisse par une trentaine d’ingénieurs-chercheurs de Specialized, d’un poids de 1,95 kg, démontre une puissance maximum de 240 W et une force de 35 Nm (Levo précédent: 3,05 kg, 565 W et 90 Nm).

La batterie s’insère dans le tube diagonal et dispose d’une autonomie de 320 Wh, grosso modo la moitié de ce qu’offre la concurrence. Ce critère semble passer derrière celui de légèreté. Cela dit, il n’est pas oublié, et une batterie d’appoint de 160 Wh se glisse dans le porte-bidon. Le duo accorde une autonomie de cinq heures en mode Eco. En ce qui concerne la recharge, la batterie interne n’étant pas amovible, on branchera le vélo 2 h 30 et des poussières pour qu’elle retrouve 100% de son énergie.

batterie d'appoint specialized levo sl

Le moteur se fait discret. On note aussi la batterie d’appoint dans le porte-bidon.

Sur le cadre, l’assistance électrique reste discrète: un interrupteur sur le tube horizontal ainsi que deux boutons + et – servant à sélectionner l’un des trois modes (Eco, Trail et Turbo). L’ensemble se dirige à l’aide de l’application Mission Control, qui permet une phénoménale diversité d’ajustement d’assistance; en entrant vos données et celles du parcours, c’est elle qui fera le travail de calcul. Le but: que vous ayez de l’énergie jusqu’à la fin de votre sortie.

SUR LE TERRAIN

Premier tour de roue: le moteur embarque sans donner d’à-coups. Comme pour tout vélo à assistance, on doit prendre l’habitude de tourner en permanence les pédales si on veut bénéficier du soutien du moteur. La montée est ainsi régulière et fluide sans que l’engagement et la puissance du moteur viennent perturber la progression. Même si les jambes travaillent, on ne puise pas dans ses précieuses réserves. Très honnêtement, on se sent plus fort à ce guidon, sans l’impression de traîner moteur et batterie.

levo sl comportement

Le Levo SL a le comportement d’un vélo musculaire avec, en prime, un moteur.

À la première descente, la roue libre en vue d’un passage technique, il faut jouer un peu d’équilibre et de stabilité. Là est l’avantage de ce Levo SL: le moteur se fait facilement oublier, et on a le sentiment de piloter son vélo musculaire habituel. La friction du moteur est négligeable. On est au guidon d’un vélo de trail bien équilibré qui – ah oui! – est motorisé… Quand on atteint la limite légale de 32 km/h (ou 25 km/h suivant la législation), le moteur se désengage et pof! il disparaît!… mais non, c’est la magie de la technologie qui sait s’effacer en temps opportun…

Pendant trois jours, montées et descentes ont rythmé nos journées de vélo. Grâce, au milieu, à une pause de recharge des batteries mécanique et humaine, nous avons pu profiter beaucoup plus longuement des sentiers de vélo de montagne.

POUR QUI ?

levo sl specialized bouton

Un interrupteur sur le cadre et deux boutons + et – servent à sélectionner le mode d’assistance du moteur.

Ce Levo SL s’adresse à qui éprouve encore des réticences à enfourcher un vélo à assistance électrique. Les résistances «philosophiques» demeureront les mêmes – un moteur est un moteur –, toutefois le comportement du vélo n’a rien à envier à celui d’un vélo de trail classique. En clair, on jouit du même plaisir dans les sentiers, surtout si on cherche la répétition de sections techniques plutôt que la vitesse. Parfait pour le cycliste impliqué désirant de longues sorties techniques et accompagner sans trop souffrir sa gang plus en forme.

La famille Turbo Levo SL

● Levo SL Comp 8699$

● Levo SL Comp Carbon 9699$

● Levo SL Expert Carbon 11999$

● S-Works Levo SL 16 999$

● S-Works Turbo Levo SL Founder’s Edition 19999$

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