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Le blogue de David Desjardins

Le coup de circuit des Grands Prix

20-09-2025

Photo: James Startt pour les GPCQM

Le nouveau parcours du Grand Prix Cycliste de Québec a livré la marchandise, dans un contexte absolument parfait pour faire briller le cyclisme pro.

J’étais curieux. Conquis d’avance, je dirais, mais curieux quand même. Ce parcours paraissait favoriser un changement de dynamique pour une course dont l’issue était devenue un peu prévisible et se terminait le plus souvent par un sprint.

L’échappée y jouait le rôle de figure imposée, toujours condamnée.

Ce sont finalement un groupe d’évadés qui ont changé la donne, cette année. Et c’est un Julian Alaphilippe nettement plus calculateur qu’à l’habitude qui s’est hissé au sommet du podium.

À l’arrière, il y avait aussi de l’action en masse, avec Pogačar et une poignée d’autres pointures qui menaçaient de revenir sur l’échappée.

Bref, on a eu une vraie course. De l’action en masse. Et du monde!!!

Comme d’habitude, l’ambiance dans la côte de la Montagne était électrique. Les grandes nouveautés étaient le passage sur Cartier, devant des terrasses bondées de monde, et plus encore, l’arrivée exaltante sur Grande Allée où des milliers de personnes profitaient du soleil comme de la course.

Une ambiance géniale, avec des écrans géants pour suivre les coureurs sur le parcours, un animateur qui meublait admirablement les temps morts, des comptoirs de bouffe/café/boissons (on en aurait plus encore).

Lorsqu’Alaphilippe a traversé la ligne le premier, après un coup de force admirable dans les derniers kilomètres, la foule s’est soulevée, et j’ai souri de bonheur devant ce spectacle.

On n’aurait pu espérer mieux. Québec aime les « underdogs ». Difficile de faire mieux que le Français, à ce stade-ci d’une carrière où les belles années sont résolument derrière. Il faisait un temps radieux et l’ajout du nouvel amphithéâtre des Plaines au parcours s’est avéré un changement parfaitement génial.

Tandis que les gens quittaient les lieux, on se serait cru à la fin d’un concert du Festival d’été, tellement la foule était dense. On croisait des amis, on commentait la course. Les Grands Prix nous ont offert ce qui a peut-être été le plus beau spectacle de l’été.

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