Magdeleine Vallières Mill a encore quelques jours pour porter fièrement le maillot de Championne du monde qu’elle a récolté au Rwanda. Samedi, elle va défendre son titre en tentant de le conserver. Hugo Houle est tout aussi fébrile, lui aussi va devoir batailler ferme dimanche pour montrer son maillot feuille d’érable en Montérégie et dans les rues de Montréal.
L’optimisme de Magdeleine
Sur les pavés de Kigali, personne ne l’a vu venir. Magdeleine Vallières Mill a pu jouer la surprise en prenant le large lors du dernier tour. Ce ne sera pas le cas à Montréal. Elle est attendue, mais elle est sur son terrain : « Je parlais récemment avec mon père, j’avais huit ans, je tenais les vélos avant le départ des Grands Prix cyclistes de Montréal, j’avais déjà des étoiles dans les yeux a mentionné Magdeleine Vallières Mill mercredi lors d’une conférence de presse. « C’est un sentiment spécial d’être à la maison, je vis beaucoup d’émotions. Ici, le public va nous donner des watts supplémentaires, la famille et les amis vont être sur le parcours », a rajouté la Sherbrookoise. Quelques jours avant la course, elle a justement passé du temps en famille, elle s’est aussi entraînée derrière moto et s’est familiarisée avec ses coéquipières de l’Équipe canadienne.
Même si elle sait qu’elle n’est plus incognito dans le peloton, elle estime avoir des chances : « on a une équipe forte avec des filles capables de rester dans le final. On va attendre et attaquer. Ça va être tout un show » a-t-elle conclu. En attendant, Magdeleine sait déjà qu’elle va être son petit-déjeuner : du riz, des œufs sans oublier le sirop d’érable.
Rendez-vous samedi matin à 9 h pour 180 km de bonheur. Le départ sera donné à Brossard au Quartier DIX30.
Hugo cherche leader
« Je ne vois pas de leader particulier, il va falloir être opportuniste » a précisé d’entrée Hugo Houle. Il faut dire que Derek Gee qui devait assumer ce rôle a jeté l’éponge cette semaine, pas encore remis de sa chute au Grand Prix cycliste de Montréal. « Comme nous n’avons pas la forme physique pour compétitionner dans les quatre derniers tours, on devra jouer nos cartes 6-7 tours avant l’arrivée » a rajouté le coureur. Après la Vuelta, Hugo Houle se considère bien préparé surtout suite à son abandon lors de la dernière semaine de la course espagnole. Par contre, on sent une certaine désorganisation dans l’équipe canadienne. « On ne peut pas parler de stratégie d’équipe, on n’a eu aucune rencontre, on n’a discuté de rien, chacun est de son bord », a-t-il souligné. Une rencontre d’équipe est prévue samedi, la veille de la course. En attendant, Hugo Houle a échangé quelques messages avec son coéquipier Michael Woods en précisant que « tout allait bien » entre eux, même s’il ne le voyait pas dans la liste des dix gagnants potentiels.
Hugo Houle connaît très bien le parcours. « C’est très sélectif, sa particularité est la répétition, l’accumulation des difficultés. La bonne nouvelle, c’est que l’asphalte a été refait, c’est moins dangereux pour tout le monde » a-t-il conclu.





