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Conseils

Rouler la nuit : des trucs pour y voir clair

07-11-2026
Rouler à vélo la nuit

Il est normal pour moi, adepte de longue distance, de rouler à la noirceur. Cependant, même si je l’ai fait maintes fois sous la lueur de la lune, cela ne veut pas dire que je n’appréhende plus ces moments. Que vous envisagiez de rouler la nuit lors d’événements d’ultracyclisme ou parce que l’expérience vous attire, les quelques suggestions suivantes vous éclaireront.

Quand il s’agit de rouler en fin de journée, j’ai réalisé que le pire moment est la tombée de la nuit, alors que mes yeux tâchent de s’habituer à la pénombre ; je me sens moins en contrôle, car je n’arrive plus à lire le terrain aussi bien qu’en plein jour et je crains de chuter ou de subir une crevaison. Cependant, une fois qu’il fait nuit noire, ma vue s’est adaptée, en même temps que j’accepte de rouler un peu moins vite. Pour en venir à aborder les sorties de nuit avec confiance, un principe qui revient sou-vent en entraînement s’applique également ici : il faut y aller progressivement. Globalement, l’idée est surtout de vivre une expérience positive et de connaître les paramètres à mettre en place pour pouvoir la répéter.

Apprivoiser ses peurs

Tenir compte de ses craintes est fondamental, et les gestes ci-dessous participeront à les atténuer.

  • Identifier la source de ses peurs et tenter de les rationaliser.
  • S’initier aux sorties nocturnes sur des trajets familiers.
  • Effectuer la première sortie de nuit accompagné, histoire de se rassurer.
  • Anticiper les rencontres avec des animaux et demeurer vigilant, en gardant en tête que la majorité cherche à éviter le bruit et la lumière.
  • Informer une personne de l’entourage de la sortie et de l’itinéraire, dans le but que quelqu’un puisse réagir en cas de pépin.
  • À l’aide d’écouteurs à conduction osseuse ou d’un petit haut-parleur, écouter de la musique ou des balados afin de faire abstraction de ses peurs.

Rouler de manière sécuritaire

La sécurité est primordiale. Les mesures qui suivent visent à la renforcer.

  • S’assurer d’être visible. Ne pas craindre de ressembler à un arbre de Noël et se rappeler que plus on clignote, plus on attire l’œil des usagers de la route. Un gilet réfléchissant, un phare avant et un feu arrière ainsi que des bandes réfléchissantes sur le cadre et les jantes font partie du matériel recommandé.
  • Utiliser un phare et un feu arrière dont le flux lumineux (mesuré en lumens) est suffisant (on ajustera l’intensité selon les types de terrain et les sections techniques), et tester préalablement leur capacité d’autonomie.
  • Connaître son itinéraire. Comme la durée d’éclairage est limitée, autant passer son temps à pédaler plutôt qu’à chercher son chemin.
  • S’habiller assez chaudement, car la température diminue la nuit.
  • Emporter des dispositifs lumineux de rechange, une batterie externe et une couverture de survie.
  • Porter des lunettes (dotées de verres clairs), de façon à réduire la sécheresse oculaire et à éviter les insectes ou autres dommages aux yeux.
  • Prêter une attention particulière au manque de sommeil, savoir reconnaître les signes d’endormissement et disposer de moyens de se garder alerte.
  • Piquer une sieste avant ou des microsiestes de quelques minutes pendant la sortie, en vue de maintenir un niveau d’éveil adéquat.

Se focaliser sur les points positifs

Rouler pendant que le soleil se repose comporte une foule de côtés positifs, il suffit d’établir la liste de ceux qui vous interpellent. En dressant une liste des avantages et à force d’accumuler des expériences positives, le cerveau enregistrera le message, et les peurs s’estomperont. Dompter les sorties nocturnes apporte une grande satisfaction et une confiance accrue en ses moyens sur son vélo. Pour vous inspirer, voici ce que j’apprécie le plus.

  • J’adore l’aspect méditatif d’une sortie nocturne, le ciel étoilé, le calme, de même que les sons de la nuit, imperceptibles de jour.
  • En me concentrant uniquement sur le faisceau de mon phare, je perds la notion du temps ; je vois là une occasion d’introspection, de retour sur ma journée ou de réflexion sur des projets à venir.
  • En période de canicule, lorsque le mercure est très élevé le jour, profiter de l’obscurité permet d’éviter de surchauffer, sans oublier qu’il y a moins de trafic et habituellement peu de vent.

Photos : Geneviève Healey

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