Laurent Martel © Collection personnelle
Depuis son déménagement dans l’Outaouais en 1997, Laurent Martel sillonne toutes les routes de la région, des bosses du village de Wakefield jusqu’au parc de la Gatineau.
Il n’est pas sur les médias sociaux. Il n’accepte aucun cadeau des compagnies cyclistes. Et son travail de jour n’a rien à voir avec le vélo. Pourtant, son blogue La flamme rouge est un succès monstre depuis 2003.
De père québécois et de mère française, Laurent Martel a grandi à Sherbrooke et sculpté ses mollets dans les cols alpins durant les étés de son enfance. « Je suivais le Tour de France là-bas avec mon grand-père, raconte-t-il. Nous avons même vu passer le peloton en personne à quelques reprises ! »
Démographe, Laurent Martel déménage en 1997 ses boyaux de 22 mm dans l’Outaouais. Depuis les années pandémiques, le parc de la Gatineau est réservé presque entièrement à la pratique du vélo (et du ski de fond). « La promenade, c’est 42 km d’asphalte de qualité impeccable », mentionne-t-il à propos de cet épique terrain de jeu accessible de chez lui.
Son circuit coriace de prédilection passe par les bosses du village de Wakefield et le centre de ski Mont-Cascades. « La montée de la rue Chamonix, et surtout le mur que constitue le chemin des Cascades en fin de sortie, c’est un vrai test de 80 km pour les jambes ! »
« L’Outaouais est aussi l’un des paradis de la gravelle au Québec, particulièrement la région du Pontiac », croit le blogueur. C’est vers ces portions plus plates – au nord du secteur gatinois d’Aylmer et vers l’ouest en direction du hameau pontiçois de Luskville – qu’il se dirige s’il a envie d’une sortie contemplative. Du côté du vélo de montagne, son choix s’arrête à nouveau sur le parc de la Gatineau pour le cross-country, et vers Camp Fortune ou le centre Vorlage pour un côté plus enduro.
Mais le dada de Laurent Martel est clairement le « mangeage » de bitume. « À 1,72 m et 63 kg, j’ai un profil de grimpeur », expose-t-il. Sa montée préférée est celle de la côte du lac Black, dans le parc de la Gatineau. « Une belle bosse régulière, ombragée par la forêt. De trois minutes et demie à quatre minutes d’efforts ! »
Pour Laurent Martel, une sortie sous les cent bornes est souvent trop courte. « J’adore me mesurer aux parcours mythiques et comparer mon temps aux coureurs », admet celui qui s’élance assez fréquemment dans des 200 km à travers les massifs montagneux européens.
Si vous croisez sa roue sur une route de l’Outaouais, ne la lâchez pas… si vous en avez la possibilité.