Yvan Martineau © Daphné Caron
Savourer les plus belles années de sa vie
À 13 bougies, Yvan Martineau pédale jusqu’aux chutes Niagara. Dans les années 1990, il est parmi les premiers à explorer toutes les pistes cyclables qui ouvrent au Québec.
L’amateur de Lycra en a vu, du terrain : en plus d’animer des émissions de télé sur le vélo en France et en Amérique, il a guidé des voyages en Arizona, en Utah et sur les rives du Danube. « Mais nous sommes tellement privilégiés, au Québec », croit-il. S’il mentionne la beauté du lac Saint-Jean et du fjord Saguenay, du bord du fleuve à Kamouraska et des Bois-Francs, le porte-parole du Salon du vélo depuis 13 ans s’enflamme au bout du fil pour la variété de ses Cantons. « À Bromont, je sors de mon garage avec mon vélo de gravelle, ou celui de montagne, ou encore mon fatbike. » Sans compter le Centre national de cyclisme voisin, où il profite de la piste intérieure.
Yvan Martineau est intarissable. « Tu veux des pistes cyclables ? Il y a l’Estriade. Pour du plat, je vais vers le village d’Adamsville et la municipalité de Brigham. En gravelle, j’ai tout l’arrière-pays entre Bromont, Lac-Brome et Sutton. » Il ajoute que la gravelle estrienne est en fait plutôt souvent de la terre battue. « Et ce n’est pas que du vélo. Sur ces chemins, on trouve des fermes équestres ou de lamas, des vignobles, des microbrasseries. » Il s’enthousiasme en particulier pour la brasserie rurale La ferme, à Shefford. « Elle prend la majorité de ses ingrédients sur sa propre terre ou celles de ses voisins. On s’y installe dehors, sur des chaises Adirondack, avec le mont Shefford devant soi. »
Et le vélo de montagne ? « C’est impossible d’habiter ici sans en faire. Juste dans la région de Bromont, c’est presque 150 km de sentiers. »
Une entrevue avec Yvan Martineau est chose facile, mes courtes questions se transformant en de belles réponses claires. Au passage, il émet le souhait qu’on publicise davantage toutes les richesses québécoises liées au plein air, autant à la télé, à la radio qu’à l’écrit. Chose certaine, il a, lui, choisi d’en parler… et d’en profiter. « Nous sommes choyés, ici, et ça nous fait une très belle vie ! »