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Destinations, Montérégie, Québec

« La Montérégie, c’est plat mais pas plate »

09-06-2026
En Montérégie

La montée de Covey Hill est le terrain de jeu des cyclosportifs. © Tourisme Montérégie

Amélie Caron, ambassadrice

Si l’enthousiasme était une maladie, Amélie Caron causerait une pandémie.

Quelques minutes à discuter avec elle donnent une envie irrépressible de sauter sur son vélo et d’explorer les recoins secrets de sa région d’adoption.

Bienvenue en Montérégie !

« La Montérégie,
c’est plat mais pas plate. »

La formule, la coordonnatrice au développement du cyclotourisme pour Tourisme Montérégie l’a répétée maintes et maintes fois. Pourtant, elle la lance avec un amour non dissimulé pour cette région qui recouvre le sud de Montréal.

Il est vrai que pour les cyclistes, la Montérégie regorge d’avantages : « C’est facile pour les familles, les personnes âgées, les débutants, énumère la coordonnatrice. C’est accessible par navette fluviale, par les ponts ou l’estacade, par les Cantons-de-l’Est, l’Ontario, les États-Unis… » Sans compter que la région comporte cinq des six axes de la Route verte et 12 pistes régionales. « En plus, elles ne longent pas des routes ! » s’enorgueillit-­elle. Un autre avantage conséquent est que la saison de vélo commence ici bien plus tôt qu’ailleurs au Québec : dès la mi-avril, les cyclistes peuvent arpenter des pistes dégagées.

 

© Jacques Sennéchael

Si ces arguments ne vous convainquent pas, Amélie Caron a un autre atout dans sa manche : la boustifaille. « Nous sommes très forts en agrotourisme. Nous sommes le jardin du Québec, après tout ! Nous avons des marchés, de bonnes tables. C’est également la région qui compte le plus de microbrasseries. » Sa brasserie chouchou ? Terre à boire, à Saint-Blaise-sur-Richelieu, où il fait bon observer le soleil couchant.

À ses commerces favoris, Amélie Caron ajoute la boucherie L’effet bœuf, à Saint-Robert. « Ce sont des jeunes qui ont une ferme bovine et qui produisent eux-mêmes ce qu’ils vendent, explique-­t-elle. Dans la boutique, d’un côté il y a les frigos remplis de produits, et de l’autre une fenêtre par laquelle on voit les animaux. » Un point boni : situé près d’une piste cyclable, le commerce aspire à devenir une halte cycliste.

À Saint-Hyacinthe, le marché public, sis dans un coquet bâtiment en briques rouges, mérite lui aussi le détour : « On va à Boston pour visiter le marché, mais la même chose existe ici. »

Si la région est réputée pour son faible dénivelé, idéal pour se délier les jambes après un long hiver, les cyclosportifs ont tout de même un terrain de jeu à découvrir sur la montée de Covey Hill, qui devient une « autoroute de cyclistes » les fins de semaine. « Il y a une bonne petite grimpette de 3 km environ », indique Amélie Caron en souriant. Une fois l’entraînement terminé, la microbrasserie Livingstone permettra de se reposer délicieusement les mollets.

Beaucoup de cyclistes connaissent déjà les atouts de la Montérégie. Il suffit pour s’en rendre compte de passer devant le café Bonté divine, à Chambly, un samedi d’été : « Il y a tellement de vélos accotés devant ! » Voici venu le temps d’y ajouter le vôtre.

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