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Les dernières sorties printanières en fatbike ou les premières en vélo de montagne se font, la plupart du temps, sur un terrain sans cesse changeant, voire instable. La neige mouillée ou un sol humide et glissant génère son lot de difficultés qui sont autant d’occasions de perfectionner ses habiletés cyclistes.
En conditions d’instabilité, le plus gros défi est assurément l’équilibre. Les vitesses sont réduites, particulièrement lors des montées, et la direction est vraiment moins assurée en descente.
Pédaler dans ces conditions est exigeant pour les muscles des jambes. Il faut soigner son coup de pédale si on souhaite survivre à ses sorties ! Un pédalage rond, fluide et constant est la clé. Pour parfaire ce mouvement, on cherche à pousser la pédale vers l’avant plutôt que vers le bas, de façon à exercer une pression égale tout au long de la rotation. Une cheville mobile est indispensable pour y arriver.
Forcer sur les pédales occasionne des déséquilibres et du survirage. À l’opposé, on pense à accélérer lentement, à demeurer bien assis sur la selle et à choisir un braquet qui permet de maintenir une cadence régulière et légère.
Aussi, on évitera de labourer les sentiers. Aussitôt qu’on se met à patiner, on arrête de mouliner et on passe la section en marchant, prenant soin de ne pas poser les pieds partout dans le sentier.
Baisser la pression des pneus améliore la flottaison. En fatbike, on recommande entre 5 et 10 psi sur neige ramollie ou sable mou. En vélo de montagne, on enlèvera 1 psi à la fois de la pression habituelle pour trouver la meilleure traction selon les conditions du jour.
Garder les pieds lourds sur les pédales en descente assure une position centrée qui renforce le contrôle de la direction sur un terrain glissant. Alors pas le choix : on reste détendu tout en engageant les bras et les jambes sans toutefois les raidir, de façon à laisser bouger le vélo. Rester statique limite la capacité de pilotage.
À cela s’ajoute le freinage, dont l’effet sur l’équilibre, la direction et la glisse est non négligeable. Bloquer les roues transforme la monture en traîneau ! Pour répartir la force de décélération, on module les deux freins ensemble de façon progressive et constante.
Il peut être utile – et amusant – de s’exercer aux dérapages contrôlés en travaillant simultanément sur la position et le freinage. L’endroit idéal pour intégrer ces habiletés est un terrain meuble (neige molle ou sable) doté d’une faible pente, large et dégagé d’arbres ou d’obstacles. En contrôlant la vitesse, on manœuvre en slalom de façon à maintenir l’équilibre en utilisant ses muscles stabilisateurs. On ne retient pas le vélo, on danse avec lui.
